La fabrication d'un e-liquide de A à Z

 

 

 

 

Depuis sa démocratisation massive initiée au début des années 2010, la cigarette électronique est régulièrement pointée du doigt lors de controverses et autres scandales sanitaires prenant leur source aux États-Unis. La vape européenne et notamment française souffre régulièrement d'une mauvaise presse, injustement entachée par le manque de contrôle crucial dont fait preuve son voisin outre-Atlantique.

Ce que l'on oublie trop souvent de mentionner, c'est que la France n'est pas les USA. En ce qui concerne notamment la fabrication et la distribution d'e-liquides, les normes et processus en vigueur en France et dans l'Union Européenne sont beaucoup plus stricts, les engagements qualité sont légion et la vape "made in France" a une réputation à laquelle elle tient. 

 

 

 

Un e-liquide n'est pas un mystérieux élixir destiné à être vaporisé dans lequel les composants varient au bon gré du fabricant. Il n'y a pas trente-six recettes de base, il n'y en a qu'une, et celle-ci a été choisie pour la relative innocuité de ses composants sur la santé. Bien évidemment, inhaler quotidiennement la vapeur d'une cigarette électronique n'est pas anodin, et c'est pourquoi la vape est un outil de sevrage exclusivement réservé aux (ex)fumeurs majeurs.

De la même façon que respirer chaque jour l'air pollué de la ville a un impact sur notre santé, inhaler des composés chimiques même réputés peu toxiques à long terme peut avoir des effets (néfastes ou non).
Le constat est pourtant là : la cigarette électronique et ses e-liquides constituent une alternative indiscutablement moins dangereuse que la cigarette classique, et aucun décès ni aucune pathologie grave n'a jusqu'alors été mis en lien direct avec la consommation d'un e-liquide contrôlé et produit selon les composants classiques cités ci-dessus.

 


 

Créer un e-liquide en France : toute une aventure

 

Au vu des effets dévastateurs de quelques e-liquides américains fabriqués de manière clandestine à partir de produits non contrôlés, il est facile d'imaginer qu'il suffit de quelques ingrédients et d'une baignoire vaguement propre pour fabriquer son e-liquide.
Cette idée est bien loin de la réalité. En France, le processus de commercialisation d'un e-liquide est long et même fastidieux, dans le but précis d'encourager les bonnes pratiques et d'assurer un contrôle en amont. Avant toute mise en production, la loi veille à votre protection !

 

 

 

"En Europe [...], tous les fabricants doivent déposer la composition intégrale de leurs produits et nous avons pour mission de vérifier par échantillonnage ces déclarations." 
Roger Genet, directeur général de l'Anses.

À chaque nouvelle idée, l'État surveille et touche au porte-monnaie. Le fabricant est donc moralement et juridiquement incité à ne proposer que des recettes conformes aux exigences sanitaires des pouvoirs publics et du public au sens large pour s'assurer une certaine pérennité sur ce marché où la concurrence est féroce. 

Lorsque vient l'étape de la mise en production, la sécurité et le contrôle sont une nouvelle fois de mise. À cet instant, il est de la responsabilité du fabricant de gérer le bon déroulement de sa production en vue des futurs contrôles et vérifications. Les e-liquides ne sont pas fabriqués au compte-goutte pour être distribués çà et là de manière discrète. La production engage des moyens coûteux et des quantités faramineuses de matières premières. La moindre erreur ou la moindre tentative d'outrepasser les exigences sanitaires représenterait alors un risque de perte fatal pour l'entreprise productrice. 

L'infographie ci-dessous représente le processus classique de mise en production d'un e-liquide "standard et contrôlé" tel que l'on peut en trouver en France ou même en Europe :

 

 

 

Tous les fabricants d'e-liquides n'ont évidemment pas les mêmes moyens techniques et financiers. Certains ne disposent pas d'une chaîne de production intégralement robotisée ni d'infrastructures nécessaires pour réaliser toutes les analyses. Alors que le mélange préalable des ingrédients et la mise en bouteille sont des étapes cruciales pour la salubrité du e-liquide qui doivent être automatisées au maximum, l'étiquetage et l'installation du bouchon peuvent néanmoins être réalisés par des opérateurs humains.

De même, il est courant qu'un fabricant en début d'activité confie une partie des analyses toxicologiques de leurs e-liquides à des laboratoires tiers pour confier les aspects "santé et sécurité" à des structures spécialisées. Ces laboratoires, eux aussi, vivent de la bonne réputation de leurs services et contribuent à placer "nouvelles marques" et "géants du e-liquide" sur un pied d'égalité en termes d'assurance qualité.
À retenir que, quel que soit le nombre d'acteurs impliqués, la surveillance des autorités sanitaires avant et après la production ne laisse aucune marge de manœuvre aux récalcitrants.

 


 

Encadrement et transparence sont de mise

 

En France, la production d'un e-liquide est encadrée par diverses réglementations et bonnes pratiques visant à offrir aux vapoteurs un environnement aussi normalisé que possible. De la même façon que l'on ne produit pas un e-liquide comme bon nous semble, on ne le distribue pas sans respecter un certain cadre. 

Dans le domaine légal, les fabricants d'e-liquides sont notamment contraints de se soumettre à la Loi TPD européenne (Tobacco Products Directive) et à certaines contraintes du règlement CLP français. 

 

 

Pour la sécurité des vapoteurs et le contrôle des fabricants, la loi TPD de 2017 a notamment encadré les quantités maximales de nicotine dans les e-liquides et contraint les fabricants à distribuer leurs produits dans des flacons sécurisés. De même, la TPD oblige les fabricants à afficher clairement un message sanitaire sur chaque flacon. 

Dans cet esprit de transparence, le règlement CLP (règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances chimiques) contraint les fabricants à afficher des pictogrammes d'avertissements et à indiquer clairement les conseils de prudence recommandés. Enfin le fabricant doit être en mesure de fournir toutes les Fiches de Données de Sécurité (FDS), les relevés toxicologiques ainsi que tous les détails des analyses obligatoires réalisées lors d'un contrôle sanitaire réalisé par les autorités. 

Les bases et matières premières utilisées pour la création d'un e-liquide se conforment également à la Pharmacopée européenne (PE) ou américaine (USP). La pharmacopée est un recueil de normes réglementaires strictes, définissant les méthodes de contrôle-qualité et auxquelles les fabricants se soumettent en vue d'un éventuel contrôle. Enfin, il est également de la responsabilité du fabricant d'e-liquides de suivre scrupuleusement les préconisations des DNEL spécifiques à la cigarette électronique, des recueils définissant les seuils d'innocuité pour chaque ingrédient. 

 


 

Notre vigilance à votre service

 

Il est également de la responsabilité du distributeur de veiller à la qualité de son offre ! C'est également à nous, Taklope.com, de nous tenir informés et d'adapter notre offre d'e-liquides pour vous assurer une certaine sérénité lors de l'achat. C'est par exemple cette responsabilité qui nous a décidés à retirer de notre catalogue les e-liquides contenant du CBD, une substance qui bien que légale et contrôlée était trop controversée pour rester en accord avec notre charte éthique. 

Comme les fabricants, les distributeurs et importateurs français sont également soumis à des contrôles visant à assurer une totale transparence et traçabilité des produits aux vapoteurs. 

La législation rude appliquée en France et en Europe n'implique cependant pas que tout ce qui proviendrait d'ailleurs serait indigne de confiance. Taklope.com propose par exemple de nombreux e-liquides internationaux tels que de célèbres e-liquides américains ou malaisiens, deux autres grandes nations de vape berceau de marques mondialement réputées et témoignant d'une longue expérience.

Comme indiqué plus haut, l'importateur a le devoir de notifier aux autorités publiques les différents produits introduits sur le territoire et de transmettre toutes les informations sanitaires requises pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché. De ce fait, le distributeur final a la responsabilité de choisir ses importateurs. C'est pourquoi nous choisissons nos fournisseurs parmi les plus importants de France. 

 


 

 

Plus que les ingrédients de la base ou la nicotine, les arômes des e-liquides constituent à ce jour le point d'intérêt N°1 du corps scientifique, des professionnels de la vape et des pouvoirs publics. Si jusqu'à présent aucune pathologie n'a été mise en lien avec l'inhalation par vapotage des différents arômes, ces derniers réputés sains à l'ingestion nécessitent néanmoins certains compléments d'étude pour identifier tous leurs impacts à l'inhalation. 

La recherche et les connaissances évoluent en permanence, tandis que les aromaticiens de la vaposphère adaptent continuellement leur arsenal de saveurs pour proposer les solutions les plus saines possible pour un vapotage sur le long terme. Par crainte que les autorités sanitaires européennes s'inspirent des décisions américaines visant l'interdiction totale des arômes dans les e-liquides, les marques françaises ont tout intérêt à cibler l'excellence !

Les divers effets sont infimes, mais présents. Ils rappellent que la vape n'est pas un loisir ! 

Bien que les efforts et les innovations proposées par les fabricants d'e-liquides français mettent le cap vers une assurance qualité unique au monde, nous rappelons cependant que l'inhalation quotidienne d'arômes divers et variés ne peut physiologiquement être dénuée d'effets (au sens général du terme), c'est pourquoi l'utilisation d'une cigarette électronique est uniquement destinée aux fumeurs voulant se débarrasser des effets néfastes, mortels et avérés de la cigarette classique. 

  

Quelques conseils

 

Les quantités d'agents actifs délivrés dans le corps par les arômes lors de la vape sont minimes, mais peuvent néanmoins faire ressentir certains effets selon la condition physiologique des vapoteurs. De la même façon que certains aliments possèdent des contre-indications, certains e-liquides doivent retenir votre attention dans le but d'assurer une expérience de vape quotidienne à la fois sereine, agréable et efficace.

Retenez donc que :

  • Selon leur nature, les arômes inhalés sont susceptibles de provoquer les mêmes réactions allergiques que les aliments qu'ils imitent. Bien que cela n'ait pas encore été clairement démontré, il reste conseillé de prendre en compte d'éventuelles allergies lors du choix du e-liquide

  • Les arômes imitant des plantes ou des aliments aux effets naturellement stimulants (tels que la réglisse par exemple) peuvent avoir les mêmes contre-indications chez les vapoteurs qui y sont sensibles. 

  • Le diacétyle encore utilisé dans certains e-liquides gourmands aux saveurs beurrées est une molécule provoquant des affections pulmonaires lors d'une exposition soutenue et sur le long terme. Vous pouvez choisir de l'éviter, ou vous pouvez également vous rassurer en vous disant que quelques millilitres d'e-liquide saveur "tarte au beurre" ne provoqueront rien de plus qu'une bonne dose de plaisir. En effet, le diacétyle est une molécule bien connue et de ce fait très largement encadrée par les autorités. Il n'est présent qu'en quantités infimes, globalement boudé par les fabricants français, et même banni par les e-liquides respectant la certification Afnor XP-D90-300-2.

  • Si vous recherchez un e-liquide qui soit le plus neutre possible pour votre vape quotidienne, vous pouvez vous orienter vers les recettes les plus simples en termes de composition aromatique. 

  • Un e-liquide est périssable. Respectez les recommandations de conservation de vos e-liquides.


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