
Après un rapport plus qu’alarmant, en août 2019, sur la vape et ses « méfaits » ainsi que le scandale de la vape aux USA, en septembre dernier, auquel elle s’est fait une joie de s’y mêler, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) revient avec un attirail de déclarations toutes plus fausses et saugrenues les unes que les autres.
Ce 29 janvier 2020, l’OMS a publié un nouveau rapport contre le vapotage qui a pour seul mérite de faire parler. Face à tant de raccourcis faciles et de désinformation, Taklope se doit de rétablir la vérité.
Les dangers de la cigarette électronique

« Les preuves révèlent que ces produits sont nocifs pour la santé et ne sont pas sûrs. Cependant, il est trop tôt pour fournir une réponse claire sur l’impact à long terme de leur utilisation ou de leur exposition. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Voici un argument sans preuve (et vous allez voir que ce n’est pas le seul). L’OMS avance de grands discours sur la dangerosité des e-cigs, mais n’a aucun chiffre pour se justifier. A contrario, de nombreuses études démontrent l’efficacité, plus que flagrante, de la cigarette électronique dans le cadre d’un sevrage tabacologique.
« Certains produits qui prétendent être exempts de nicotine contiennent de la nicotine. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020

Ceci est totalement FAUX. Même s’il est possible qu’un e-liquide ait un taux de nicotine plus ou moins élevé que celui affiché sur son étiquette (dû à des mesures imprécises en laboratoire), un e-liquide à 0mg ne contient absolument pas de nicotine.
« En outre, il existe de plus en plus de preuves selon lesquelles les mineurs, n’ayant jamais fumé, qui utilisent la cigarette électronique ont au moins doublé leurs chances de commencer à fumer des cigarettes de tabac conventionnelles plus tard dans la vie. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Pourtant, une étude française sur la dépendance aux drogues et à l’alcool, datant du 11 janvier 2020 et menée par 5 chercheurs avec le soutien de la Ligue contre le cancer, affirme qu’il n’existe aucune corrélation entre un jeune vapoteur et un risque de transition vers le tabagisme quotidien.
« L’utilisation de cigarettes électroniques présente également des risques importants pour les femmes enceintes qui les utilisent, car ils peuvent endommager le fœtus en croissance. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020

Il est évident que l’e-cigarette est à déconseiller en cas de grossesse (tout comme le tabac, l’alcool, les fromages non pasteurisés, les viandes et les charcuteries crues ou encore certains produits de la mer). Les e-liquides affichent d’ailleurs un pictogramme interdisant la vape aux femmes enceintes.
« L’exposition des enfants aux e-liquides continue de poser de graves risques. Il y a un risque de fuite des appareils, ou d’avaler le liquide par les enfants. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Même si les odeurs des e-liquides fruités ou gourmands peuvent être alléchantes, ceux ne sont, bien sûr, pas des produits alimentaires que l’on peut ingérer sans risque. Il est évident que ces produits sont à enlever de la portée des enfants, tout comme les produits ménagers qui trainent dans les placards, les boîtes de médicaments et même certains cosmétiques. En France, les matériels et les e-liquides sont obligatoirement dotés d’un dispositif de sécurité enfant.
« Les cigarettes électroniques sont connues pour causer des blessures graves, y compris des brûlures, par des incendies et des explosions. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020

Pour accéder au marché français, les fabricants d’e-cigarettes ont l’obligation d’équiper leurs produits d’un dispositif anti-bris et antifuite. De plus, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) certifie que les explosions de batteries sont minimes par rapport au nombre de e-cig en circulation et que ces explosions sont souvent dues à une mauvaise utilisation du produit.

Pour éviter cela, voici un rappel des précautions à prendre avec les accus :
- Stockez vos accus dans un étui de protection isolant ;
- Veillez à ce que les accus n’entrent pas en contact avec des pièces métalliques (ce qui arrive bien souvent lorsque vous mettez vos accus, sans protection, dans votre sac ou votre poche où trainent vos clés ou des pièces de monnaie) ;
- Évitez les chocs ou les expositions à des sources de chaleur ;
- N’utilisez pas un accu présentant des signes d’usure ;
- Par mesure de précaution, enlevez vos accus de votre box lorsque vous ne vous en servez pas ;
- Optez pour un chargeur à accu plutôt que de recharger vos accus directement dans votre box et respectez les instructions fournies avec le chargeur ;
- Ne pas laisser les accus en charge trop longtemps ou sans surveillance ;
- Évitez de manipuler vos accus par les pôles pour empêcher une oxydation ;
- Ne dépassez jamais le Courant de Décharge Max (CDM) d’un accu ;
- Ne pas tenter de démonter ou d’ouvrir l’enveloppe d’un accu.
Les effets de la e-cigarette sur la santé

« Il y a de plus en plus de preuves que l’e-cigarette pourrait être associée à des lésions pulmonaires. Ces derniers temps, la cigarette électronique et le vapotage ont été liés à une épidémie de lésions pulmonaires aux États-Unis. Ceci est décrit par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis comme une « lésion pulmonaire associée à la cigarette électronique ou au vapotage » (EVALI), ce qui a conduit le CDC à lancer une enquête d’urgence sur EVALI le 17 septembre 2019. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
On vous arrête tout de suite, chers membres de l’OMS. C’est en novembre dernier que Le Center for Disease Control and Prevention (CDC) a innocenté les produits réglementés de la vape en pointant du doigt le réel coupable de l’affaire : l’acétate de vitamine E présent dans certains e-liquides de contrefaçon contenant du THC.
L’Académie Nationale de Médecine a ensuite mis un point d’honneur à rassurer les Français sur la qualité et la sureté des produits de la vape respectant les normes françaises. Mieux encore, l’institution a reconnu publiquement les bienfaits de la cigarette électronique.
Le vapotage et le tabac

« Les produits du tabac et les e-cigarettes présentent des risques pour la santé. L’approche la plus sûre est de n’utiliser ni l’un, ni l’autre. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
La vape est destinée à un public de fumeurs souhaitant arrêter progressivement le tabac. Il est évident que nous ne recommandons pas à une personne non-fumeuse de se mettre à vaper.
Les addictions

« Les e-cigarettes contiennent de la nicotine, qui crée une forte dépendance, et l’utilisation des cigarettes électroniques implique l’inhalation d’un aérosol infusé de nicotine. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Nous rappelons que la nicotine est NON cancérigène et qu’elle est indispensable dans le cadre d’un sevrage tabacologique. Patchs, timbres, gommes à mâcher, inhalateurs, comprimés ou pastilles… Tous ces traitements sont des substituts nicotiniques ET contiennent de la nicotine.
Le danger des émissions

« Les aérosols générés par les e-cigarettes contiennent généralement des substances toxiques. Elles présentent des risques pour les utilisateurs et les non-utilisateurs. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Un rapport de l’Office Français de prévention du Tabagisme, avec le soutien de la Direction Générale de la Santé, datant de 2013, démontre que, contrairement à la fumée de cigarette, la vapeur disparaît à 95% dans la minute pour se vaporiser en gaz.
L’institut affirme également qu’il n’existe pas de données permettant d’évaluer combien de temps ces gaz peuvent être polluants. Cette vapeur, n’émanant pas d’une combustion, ne présente aucune trace de monoxyde de carbone et de particules solides, véritables dangers présents dans la fumée de cigarette.
Le cadre juridique de la e-cigarette

« La façon dont un pays aborde l’e-cigarette dépendra de facteurs particuliers à sa situation. La vape est actuellement interdite dans plus de 30 pays à travers le monde. Dans d’autres, ils sont réglementés en tant que produits de consommation, produits pharmaceutiques, produits du tabac, autres catégories ou totalement non réglementés. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
La vape en France est bien sûr très réglementée. Inde, Thaïlande, Hong-kong, Malaisie… Nombreux sont les pays à avoir banni la cigarette électronique tout en autorisant la consommation de cigarette ordinaire.
Note : l’Inde est le deuxième plus grand consommateur au monde de produits du tabac.
L’efficacité de la vape

« Les preuves scientifiques concernant l’efficacité de l’e-cigarette en tant qu’aide au sevrage tabagique font encore l’objet de débats. À ce jour, en partie en raison de la diversité des produits et de la faible certitude entourant de nombreuses études, le potentiel pour la cigarette électronique de jouer un rôle en tant qu’intervention de sevrage tabagique à l’échelle de la population n’est pas clair. »
Rapport de l’OMS – janvier 2020
Un potentiel pas clair ? Selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire n°15 de l’agence nationale Santé Publique France, 1,8 million de personnes ont réussi à en finir avec le tabac entre 2016 et 2018. 870 000 de ces ex-fumeurs attribuent le succès de leur arrêt tabagique à la vape, soit 48,3%. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
De plus, reconnue par tabac-info-service.fr, la vape est proposée parmi les différentes stratégies existantes pour arrêter de fumer.

Une fois encore, l’OMS tente de manipuler l’opinion publique avec une flopée de déclarations sans fondement, sans source et sans preuves scientifiques.
Une totale désinformation créée avec des raccourcis très vite faits qui ont pour but, une fois de plus, d’installer un climat anxiogène autour de la vape et de décourager les vapoteurs à la recherche d’un substitut nicotinique pouvant les aider à stopper le tabac.
Aujourd’hui, il n’existe AUCUNE étude ni AUCUNE preuve affirmant que la cigarette électronique est plus néfaste que le tabac. Bien au contraire, la vape a été officiellement reconnue, par le ministère de la santé britannique, comme étant « au moins 95 % moins nocive que le tabagisme ».
Chers lecteurs, vapoteurs ou non, souhaitant se sevrer progressivement du tabac ou curieux de connaître le fin mot de cette histoire, nous vous demandons de ne pas vous laisser manipuler par ces déclarations non prouvées. Les données chiffrées sont du côté de la vape et il serait tragique que des milliers de fumeurs, sur le point de quitter le chemin goudronné, soient découragés par de fausses croyances.
