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E-cigarette : bientôt un colloque scientifique international

Colloque scientifique international sur la e-cigarette - INCa

Un colloque scientifique international sur la e-cigarette est attendu au Novotel Tour Eiffel de Paris les 5 et 6 décembre 2022. Une initiative de l’Institut National du Cancer (INCa), acteur important du développement de la recherche dans la lutte contre le tabagisme.

Pour l’heure, l’INCa a lancé un appel à la soumission de résumés de leurs travaux aux chercheurs. Des recherches innovantes et adaptées au contexte et aux enjeux européens sont espérées. Les scientifiques ont jusqu’au 1er juillet.


Pourquoi un colloque scientifique international sur la e-cigarette ?

Le 05 mai 2022, l’Institut National du Cancer a communiqué sur les motivations qui l’ont poussé à organiser son « Colloque scientifique international sur la E-Cigarette : impacts et trajectoires des usagers ». L’INCa souhaite identifier les connaissances encore lacunaires sur la cigarette électronique, pour déterminer les besoins de recherches, notamment au niveau Européen, et favoriser le développement d’un réseau pluridisciplinaire de chercheurs internationaux pour y répondre. Un évènement dont le but est aussi de convier les professionnels du secteur de la vape et plus généralement ceux travaillant en rapport avec le tabagisme à venir à la rencontre des chercheurs pour s’informer sur les connaissances et adapter leurs pratiques en conséquence.

Une initiative pas étonnante pour cet organisme qui a toujours adopté un regard objectif sur la vape dans la lutte contre le tabagisme. En quête de plus de clarté encore sur le sujet, l’Institut National du Cancer offrira donc un cadre propice aux scientifiques pour partager et diffuser leurs résultats de recherches ainsi que leurs travaux en cours au sujet du « Système Électronique de Délivrance de Nicotine » (SEDEN), plus connu sous le nom de cigarette électronique. Trajectoires des utilisateurs, modèles d’utilisation, impacts sur la santé…. Toutes les grandes questions au sujet du vapotage sur lesquels la science doit encore apporter des réponses seront passées au crible pour avancer.

Une conférence scientifique sur la vape, plusieurs approches

Pour s’assurer d’avoir une vision la plus riche possible sur le vapotage, le colloque scientifique international sur l’e-cigarette organisé par l’INCa proposera une approche multidisciplinaire, entre sciences & ingénierie, sciences humaines, sciences sociales, recherches cliniques, recherches sur les politiques de santé publique, et plus encore. Des domaines d’études complémentaires qui se sont tous penchés ces dernières années, et plus intensément depuis 2016, sur le vapotage.

L’INCa a donc judicieusement décidé de tous les solliciter pour faire un état des lieux complet des connaissances sur la vape. La littérature scientifique témoigne d’un intérêt réel par rapport à l’usage des cigarettes électroniques pour le sevrage tabagique. L’INCa estime toutefois qu’elle n’offre pour le moment pas un suivi suffisant pour répondre à deux questions primordiales : les cigarettes électroniques sont-elles bénéfiques ou néfastes pour la santé, et dans quelle mesure ? Les cigarettes électroniques aident-elles à arrêter de fumer ou favorisent-elles les rechutes de dépendance ?

L’INCa, bien déterminé à pousser plus loin ses actions contre le tabagisme, semble donc bien décidé à donner un grand coup de pied dans la fourmilière pour en finir une bonne fois pour toutes avec les incertitudes qui causent des divergences d’opinion sur le sujet, responsables de la frilosité de la politique sanitaire française envers la vape.

Une initiative française, par l’Institut National du Cancer

Institut National du Cancer, à l'initiative du Colloque scientifique international sur la e-cigarette

L’Institut National du Cancer (INCa) est l’agence française de santé dédiée au contrôle du cancer. Il n’est pas l’initiateur de ce colloque scientifique international sur l’e-cigarette sans raison. L’organisme est en effet chargé en France de 5 grandes missions depuis ses débuts : divulguer les connaissances sur le cancer, développer et partager son expertise sur le sujet, structurer et diriger les structures territoriales agissant contre le cancer, analyser les données pour mieux cibler les actions contre la maladie, mais aussi favoriser les innovations scientifiques et médicales pour une lutte renforcée. Il joue un rôle majeur dans la recherche anti-tabac depuis 2015, une priorité de santé publique. Le tabagisme est en effet le principal facteur évitable de décès lié au cancer.

L’INCa est plus précisément en charge du suivi de la mise en œuvre du Plan National de Contrôle du Cancer et d’une stratégie décennale de contrôle du tabagisme (2021-2030 actuellement). Cette stratégie n’est pas indépendante : elle est liée aux mesures nationales en place : le PNLT (Programme National de Lutte contre le Tabac) et le Plan National de Mobilisation contre les Addictions). C’est d’ailleurs grâce au fonds de lutte contre les addictions, crée au sein de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, que le colloque scientifique international sur la e-cigarette est financé. Pour autant, l’Institution est plutôt ouverte par rapport à la vape, rappelant que cette dernière, avec ou sans nicotine, n’est pas cancérigène contrairement au tabac, et en acceptant de participer aux Sommets de la vape précédemment organisés par SOVAPE (2016, 2017, 2019.)

L’INCa s’intéresse d’ailleurs de près aux habitudes de consommation des fumeurs et des vapoteurs, avec leur pratique alternative au tabagisme. Bien conscient qu’il doit mettre toutes les chances de son côté pour réussir, l’Institut sait qu’il ne peut pas se permettre de ne pas exploiter la cigarette électronique, mais doit bien sûr vérifier qu’elle offre des garanties sanitaires suffisantes et une efficacité prouvée dans le sevrage tabagique. L’organisme a donc naturellement usé de sa position pour organiser ce colloque scientifique international visant à faire progresser la recherche sur la vape.

Colloque scientifique international sur la e-cigarette : Le Public Health England intègre le comité d’organisation

Le positionnement de l’INCa par rapport à la vape rassure déjà quant à l’approche de ce colloque scientifique international sur l’e-cigarette. En regardant le nom des membres du comité d’organisation de l’évènement, on sauterait presque de joie. On peut en effet y lire celui de Martin Dockrell, responsable du programme de lutte contre le tabagisme du Public Health England, qui utilise massivement la vape pour aider les fumeurs, et qui est l’un des programmes qui rencontre le plus d’efficacité à travers le monde. Martin Dockrell a contribué ces 20 dernières années a de très nombreuses études sur le contrôle tabagique, et a de plus en plus orienté ses recherches sur l’usage de produits nicotinés alternatifs, comme l’e-cigarette. Nul doute que sa contribution ne pourra qu’être bénéfique pour améliorer les connaissances sur la vape en France.

En apprendre plus sur l’efficacité de politique anti-tabac britannique grâce au rapport du Public Health England sur la vape.

Découvrir aussi pourquoi le Royaume-Uni a été le premier pays mondial soutenant la prescription médicale de la cigarette électronique.

Les scientifiques présents à cette conférence internationale sur la vape

Le comité scientifique chargé de soutenir le comité d’organisation sur les aspects scientifiques de l’évènement est lui aussi particulièrement qualitatif. Il compte 15 pointures de la recherche, reconnues pour la qualité de leurs travaux sur le vapotage.

Deux d’entre elles ont contribué à l’écriture de la revue Cochrane : les professeurs Jamie Hartmann-Boyce et Caitlin Notley.Cette dernière concluait le 14 septembre 2021 à l’existence de données probantes d’un niveau de confiance modéré suggérant que les cigarettes électroniques avec nicotine augmentent les taux d’abandon du tabac par rapport aux thérapies de substitution nicotinique et par rapport aux cigarettes électroniques sans nicotine. Les chercheurs mentionnaient aussi alors qu’ils n’avaient pas détecté de données probantes montrant un effet nocif de la cigarette électronique à base de nicotine.

Parmi les chercheurs membres du comité scientifique, le Dr Lion Shahab est également présent. Il compte à son actif pas moins de 160 papiers traitant du tabagisme. Un expert dévoué à la recherche de nouvelles approches d’arrêt du tabac, tant pharmacologiques que comportementales. Un scientifique possédant plus de 18 ans d’expérience dans la recherche contre les addictions, le contrôle du tabagisme et la santé mentale, ancien président de la SRNT-E (Society of Research on Nicotine and Tobacco – Europe), qui a activement montré à plusieurs reprises dans sa carrière la moindre toxicité de la vape par rapport à la cigarette.

Jérémie Pourchez, Directeur de recherche HDR du Centre Ingénierie et Santé, au Département BioPI « activité Biologique des Particules Inhalées » de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne sera également présent. Un chercheur mondialement reconnu pour ses travaux sur l’inhalation de particules, auteur de pas moins de 100 papiers de recherche. Un expert en recherche pluridisciplinaire sur la cigarette électronique (Système Électronique de Délivrance de Nicotine), membre depuis 2017 du groupe de l’Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) de travail sur le tabac et les produits du vapotage. Ses travaux portent notamment sur les caractéristiques des émissions de la cigarette électronique, sur un potentiel effet passerelle de la vape vers le tabagisme pour les adolescents, ainsi que sur la toxicologie in vitro des produits du vapotage.


Vous savez à présent tout sur le colloque scientifique international sur la e-cigarette qui se déroulera à Paris les 5 et 6 décembre 2022 à l’initiative de l’Institut National du Cancer. Si aucun doute ne subsiste sur l’avancée de la recherche que ce meeting permettra, le doute n’est pas encore levé sur ce que la France en fera. Les avancées portées par cet évènement devraient être bénéfiques pour la vape. Reste à savoir si elles seront remises aux mains des pouvoirs publics français afin de les inciter à utiliser la cigarette électronique dans leur politique de lutte contre le tabagisme, comme c’est déjà le cas avec succès au Royaume-Uni. L’espoir est en tout cas permis.

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