
Concurrente acharnée dans la course aux pods, cette bonne vieille Geek Vape en aurait presque oublié ses premiers amours en délaissant les matériels experts et les atomiseurs au profit de sa gamme Aegis. Si bien que l’arrivée d’un nouveau dripper Geek Vape est un événement en soi que nous ne pouvions évidemment pas écarter.
Aujourd’hui, le dripper Talo X RDA fait son entrée. Sa vie, son oeuvre, sa vape et un détail de la manœuvre : parlons de tout cela dans un test de montage complet du Talo X RDA !
Découverte du dripper Talo X RDA par Geek Vape

Le Talo X RDA est un dripper 24mm compatible avec les montages singles et dual-coils. D’une simplicité rafraîchissante à une époque où les drippers font la course à l’extravagance, ce Talo X reste sobre sur le fond comme sur la forme, bien que l’on se laisse déjà séduire par son look épuré où le peu de déco présente fait son effet.
Si impatient que vous êtes vous vous demandez déjà à quoi le Talo X ressemble à l’intérieur, regardez son logo et vous connaîtrez l’allure de son plateau. Un « X », pour adultes nuageux avertis !

On trouve un petit air de famille chez le Talo X RDA. On peut voir en lui le look trapu du Tengu, le charisme du Baron, et (spoiler) un plateau postless à l’image du vieil Athena BF. Une belle synthèse dans un Talo X néanmoins plus compact que ses aînés, qui laissera la porte ouverte à de nombreuses possibilités.

Son petit format se réservera surtout la coquetterie d’un mod relativement discret. Un tube ou une box soit fine, soit élancée lui siéront très bien. Évidemment, le Talo X est ouvert aux squonkers de tous poils, bien qu’il se débrouille comme un chef en dripping simple !
Montage du Talo X RDA

Bien ! Je ne sais pas pour vous, mais j’ai comme la pince qui commence à me démanger. Maintenant que les présentations sont faites, voyons ce qu’il y a dans les entrailles du Talo X et commençons à le gratouiller un peu !

Comme toujours, Geek Vape n’est pas avare et fournit aux novices ou aux moins équipés de quoi réaliser une bonne partie du montage. On retrouve des spares comme s’il en pleuvait, un pin BF, un tournevis, de gros coils Fused Clapton de 3mm et deux mèches de Feather Cotton.
S’ajoute également l’agréable surprise d’un adaptateur pour drip-tip 510, ainsi que d’un gabarit de découpe que tous les possesseurs d’atomiseurs postless seront trèèès heureux d’avoir gratuitement.

Et tadaaam ! Voilà de quoi est fait le dripper Talo X. OK, bon, rien de bien original on vous l’accorde, si ce n’est ce joli plateau en croix fait d’or et d’acier qui se monte comme un postless, mais avec les fixations surélevées.

Le deck du Talo X permet de retrouver largement l’atout « spacieux » du genre postless. Avec presque 6,5mm de post à post et des fixations de 2,3mm de large, on se voit très bien chausser nos coils les plus énervés pour un gros montage bien gourmand en Watts. Le Talo X annonce la couleur…

Sans plus s’éterniser sur son beau plateau, on dévisse ses 4 posts. Les vis à empreinte plate sont situées sur les côtés, et bien qu’elles soient relativement fines, elles restent simples d’accès.

Qui dit « pattes plantées à la verticale dans un trou avec fond » dit « besoin d’une découpe aux petits oignons ». Aveuglément, on suit le gabarit fourni pour couper les pattes des coils à 6mm de long.
Le principe est simple : on pose le coil bien à plat sur le gabarit et à la hauteur voulue, puis on le tient en place pendant que l’on coupe ce qui dépasse de l’autre côté.

Une fois les coils coupés et posés dans les trous du deck, on voit qu’ils atteindront tout juste le sommet des grilles d’aération. Cette hauteur semble la bonne, étant donné que le top-cap incurvé donnera un léger angle descendant au flux d’air.

Satisfaits, on visse maintenant les coils en prenant soin de les garder en place lors du serrage en passant notre tige coiler dedans.
Un coil, puis deux, et nous voilà enfin à peaufiner le placement en les redressant avec le coiler. De même, on garde les deux coils centrés au-dessus de leurs posts pour voir si l’airflow parvient à guider l’air sur le centre du plateau.

Voilà deux coils peu ou prou identiques et symétriques, prêts à chauffer pour un premier rodage. Rappelez-vous : un montage dual-coil nécessite deux coils aussi identiques que possible pour qu’ils chauffent à la même allure.

Le plateau vissé sur une box Aegis X, le montage annonce 0,12ohm. C’est bas ! Mais pas d’affolement, le fil en Ni80 a toujours tendance à remonter en résistance une fois rodé et, pour ne pas le brusquer, une petite trentaine de Watts suffira pour l’échauffer.
Le but du rodage est d’obtenir une chauffe régulière, du centre vers l’extérieur des coils et sans zones plus chaudes que d’autres. L’objectif étant de gratouiller le coil avec une pince céramique pour passer d’une chauffe médiocre comme celle-ci…

…À une belle chauffe homogène et synchrone comme celle-là !

Une fois le montage rodé, on le laisse refroidir, on éteint la box (un Fire accidentel pouvant tout faire capoter) et l’on s’attaque à l’étape du passage de la mèche en coton.

Nous allons nous servir des mèches précalibrées fournies. Le Feather Cotton de Geek Vape est réputé de bonne qualité, nous n’allons pas nous en priver !
Comme toujours, la mèche est volontairement (à priori) surdosée et bloque à l’entrée du coil. On le retire donc pour lui arracher habilement et petit à petit un peu d’épaisseur. Une fois que la mèche force légèrement tout en glissant tout de même dans le coil, c’est validé.

Une fois les mèches placées, on les découpe. Les plots surélevés du Talo X RDA ont l’avantage de libérer un bel espace de stockage pour le coton. On laisse alors une bonne longueur pour bien occuper les cuves.

Après la découpe, l’effilage ! Avec un outil pointu (ici la pince coupante), on caresse les mèches pour ébouriffer la fibre et aérer le tout pour que l’e-liquide transite mieux jusqu’au coeur du Talo X.
Dernière étape, on insère le tout dans les cuves avec une pince céramique ou des tweezers courbées pour déposer les mèches sans les tasser de nouveau, et sans les plier.
Notre avis sur le montage

Bilan, c’est un montage sans encombre que nous offre le Talo X. Son apparente simplicité architecturale se traduit en effet dans son confort de montage, et l’on note la bonne qualité des outils et consommables fournis. Pour une première expérience dans le reconstructible, le Talo X saura se montrer accueillant !
C’est maintenant que l’on va se faire plaisir ! Passé le montage, le rodage et le cotonnage, on peut enfin amorcer notre montage avec bon juice (ou libre à vous d’en choisir un mauvais). Ici, ce sera un peu de Strawberry Milk Bottles, le milkshake fraise de Vape Royale en 30/70 PG/VG.

Le but de l’exercice est d’imprégner l’intégralité du coton. Pour cela, on verse lentement notre e-liquide sur le plateau en donnant des petits coups de Fire pour le faire pénétrer et éviter les débordements.

Nous y voilà enfin ! Notre montage stabilisé à 0,2ohm, on pousse la machine à 70W pour réveiller la bête. Sans surprise, le Talo X se déchaîne à la moindre chatouille sur le bouton Fire.

Avant de se lancer, un coup d’œil à l’airflow du Talo X. Il est doté d’une grille simple et d’un top-cap pour l’obstruer progressivement de haut en bas. Le cap est incliné pour cibler à la fois le centre et la base des coils, et ne permet pas de refermer tout un côté de l’airflow.
Sur la version Black du Talo X, on peut s’offusquer du fait qu’il est difficile de voir le degré d’ouverture de l’airflow. Hormis ce détail, il reste tout à fait maniable et précis à régler. Une fois assuré qu’il est bien ouvert à fond, on prend une grande inspiration et l’on goûte enfin au rendu de ce dripper fin prêt à s’exprimer !
Premier test du Talo X RDA

Grand ouvert et animé par son gros montage dual-coil, le Talo X s’en sort très bien. Le cap ne chauffe pas, l’airflow est généreux mais concentré, on sent que l’air ne sort pas sans s’être d’abord aromatisé. Le rendu n’est pas le plus aérien que l’on ait goûté, il n’empêche que la grosse vape DL qu’il propose reste tout à fait harmonieuse et sans sifflement désagréable. Signe d’un dripper bien construit !

On n’en attendait pas moins pour un dripper monté avec deux gros Fused Clapton en termes de rendu saveur-vapeur. Les clouds sont au rendez-vous et les saveurs sont renforcées par cette sensation de tirage très légèrement restrictif qui condense le tout.
Avec un tel montage, le Talo X est excellent lorsque l’airflow est ouvert en grand. L’airflow en position intermédiaire (moitié basse ouverte), on ne gagne rien au change si ce n’est une vape trop chaude. Cependant, on se dit que cette configuration d’airflow serait idéale pour un montage single-coil. Et devinez quoi ? On ne va pas s’en priver !
Essai de montage en single-coil

Allez ! On recommence ! Cette fois-ci, nous tâcherons de rester mesurés en utilisant un coil en Clapton originellement prévu pour du MTL (bien que ce MTL N80 Clapton Wire de Geek Vape soit tout sauf adapté au MTL pur).
Voici donc un coil de 6 spires sur un axe de 3mm, pour une résistance stabilisée à 0,35ohm. Parfait !

L’airflow bilatéral du Talo X nous oblige à placer le coil au centre du plateau pour éviter que l’une des grilles ne souffle dans le vide.
Une fois rodé et positionné, on refait une mèche généreuse en coton et l’on choisit un autre délice gourmand pour ne pas ennuyer nos chères papilles.
Avis final sur le Talo X RDA Geek Vape

Résultat, le Talo X nous offre une très agréable surprise en vape RDL. L’airflow à moitié fermé, on obtient une vape étonnamment serrée toujours aussi silencieuse et concentrée. Si l’on craignait que l’airflow ait du mal à atteindre correctement le coil, cela ne semble pas être le cas. Les saveurs sont très présentes, et la vapeur toujours aussi dense en preuve d’une aération bien ciblée.
Voilà un Talo X plus polyvalent qu’on ne l’attendait !

Peu onéreux, simple, mais bourré de talent, le Talo X reprend ce que Geek Vape a eu fait de meilleur au rayon « drippers ». Certes, il n’est pas le plus extravagant ni le plus innovant, mais il ne faut pas oublier qu’un RDA a toujours mis en avant la simplicité ! Et face à son confort de montage, à sa belle gueule et à sa capacité à traverser les frontières des vapes DL et RDL sans perdre en qualité, on ne peut que s’incliner. Du beau boulot, à conseiller à quiconque voudrait se lancer !
