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#MoisSansTabac : la nicotine effraie les français

#MoisSansTabac : la nicotine effraie les français

La nicotine effraie les français. Alors qu’il ne reste que quelques jours avant le lancement officiel du #MoisSansTabac 2022, Sovape a partagé ce triste constat, tiré de son sondage annuel commandé à BVA sur la perception des risques, en France, entre la vape et la cigarette.

Les réponses de l’échantillon de 1000 français interrogés par Internet du 24 au 25 août 2022, à la question « Que pensez-vous du vapotage par rapport aux cigarettes pour les risques sur la santé ? », témoignent donc d’une désinformation inquiétante. Pourquoi une telle crainte ? Combien touche-t-elle de français ? Nous nous chargeons ici de vous en informer.


La nicotine effraie 8 français sur 10

La nicotine effraie 8 français sur 10

Premier fait, et plus grave de tous : la perception des risques de la nicotine des français est erronée. 8 français sur 10 pensent en effet, à tort, que prendre de la nicotine seule au lieu du tabac ne réduit pas les risques de développer un jour un cancer. Ils tiennent donc la nicotine pour un produit cancérogène.

Une perception qui pourrait être lourde de conséquences à l’approche de la 7ème édition du Mois Sans Tabac, dès le 1er novembre 2022, alors même que les fumeurs sont déjà invités à se préparer à relever le défi. Car si elle peut dissuader à passer à la cigarette électronique, cette vision des choses peut tout autant éloigner des substituts nicotiniques officiels, prescriptibles par les professionnels de santé ! Un épineux problème pour le ministère de la Santé et de la Prévention ainsi que Santé publique France, à l’origine du #MoisSansTabac.

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Les recommandations officielles du Ministère de la Santé pour le vapotage dans le sevrage tabagique, récemment remises à jour avec un discours plus alarmiste, prônent pourtant le recours aux substituts nicotiniques officiels (TSN) avec une prescription en première intention. Or sans confiance dans son traitement ou outil de sevrage, un fumeur avancera à reculons et réduira par conséquent ses chances de succès. Un retour de bâton à force de trop crier au loup ?

La désinformation a en tout cas atteint un sommet de dangerosité en France, alors même que la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale a adopté l’article 8 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, pour indexer le prix du paquet de cigarette sur l’inflation, dans la nuit du 10 au 11 octobre dernier. Les fumeurs français semblent poussés dans leurs derniers retranchements, condamnés à payer plus faute d’une porte de sortie rassurante vers laquelle se diriger.

Est-ce que la nicotine est cancérogène ?

Est-ce que la nicotine est cancérogène ?

La nicotine effraie les français sans raison, malheureusement. Le Centre international de Recherche contre le Cancer (IARC) de l’Organisation Mondiale de la Santé est formel : la nicotine n’est pas cancérogène.

Même dans la cigarette, elle ne cause pas des cancers directement. Les substances toxiques cancérogènes présentes dans le tabac fumé (benzène, formaldéhyde, nitrosamines, etc.) sont seules responsables de la hausse du risque d’émergence de cette maladie grave chez les consommateurs de tabac.

La nicotine est en revanche problématique pour les fumeurs parce qu’elle entraîne une dépendance qui les pousse à s’exposer sur le long terme à ces substances dangereuses pour la santé.

La nicotine : une aide précieuse dans le sevrage tabagique

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La nicotine seule, avec des dosages sûrs, telle qu’on la trouve dans les traitements nicotiniques de substitution (TNS) ainsi que dans les e-liquides pour cigarettes électroniques disposant d’une autorisation de mise sur le marché en France, est non pas une ennemie à craindre mais une alliée pour quitter définitivement le tabac.

Elle se substitue efficacement à celle contenue dans le tabac, pour combler le manque, le temps d’un sevrage, où l’ancien fumeur sera amené à réduire son dosage lentement mais sûrement pour réussir enfin, un jour, à sortir totalement de cette dépendance. Pendant toute la durée de ce sevrage, accompagné d’une nicotine sous forme de substitut, il ne sera pas exposé aux toxiques du tabac fumé et réduira donc dès son adoption les risques de développer un cancer.

Que penser de la nicotine vapologique ?

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À l’approche du #MoisSansTabac, alors que la nicotine effraie les français, penchons-nous sur les risques de la nicotine vapologique, en particulier. Si les traitements nicotiniques de substitution (TNS) figurent sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé depuis 2009, les produits du vapotage à la nicotine non. Ceci par principe de précaution, malgré 15 ans de recul, puisqu’ils contiennent d’autres substances que la nicotine. Pour autant, en France, 120 médecins, dont de nombreux spécialistes du cancer reconnaissent le vapotage comme une réelle opportunité dans la lutte contre le tabagisme et la prévention des cancers.

Sovape rappelle d’ailleurs, en présentant les résultats de son dernier sondage, que de nombreuses études scientifiques démontrent que remplacer le tabac fumé par le vapotage réduit de façon très significative les méfaits du tabagisme. Au Royaume-Uni, les fumeurs sont d’ailleurs clairement informés de la réduction des risques opérable avec la vape : vapoter reste au moins 95% moins nocif que fumer, au moins pour des périodes à court et à moyen terme.

Sovape précise également que le vapotage constitue l’une des aides les plus efficaces pour en finir avec le tabagisme, plébiscité par des millions d’ex-fumeurs de France et d’Europe dans le cadre du baromètre santé de Santé Publique France et de l’Eurobaromètre de la Commission Européenne. Dès 2017, le vapotage est plus précisément devenu l’outil d’aide préféré des Français. Il avait alors déjà participé, en France, à la sortie du tabagisme de 700 000 personnes.

Pour 6 Français sur 10, vapoter n’est pas moins dangereux que fumer

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Si la nicotine effraie les français à tort à l’approche du #MoisSansTabac, un autre fait préoccupant ressort du dernier sondage réalisé par BVA pour Sovape. En l’espace de quatre ans, la part des français qui savent que vapoter est moins risqué que fumer a effectué une baisse continue de 6%. Entre 2021 et 2022, on peut même parler d’une véritable chute, avec 5% de baisse sur les 6% au total.

Concrètement, 8 Français sur 10 ne savent pas que vapoter est moins risqué que fumer. Pire encore, 6 Français sur 10 affirment que vapoter n’est pas moins dangereux que fumer. Le sondage BVA montre aussi que le doute sur la dangerosité de la vape pour la santé grandit depuis 2019, avec une hausse de +9% en 4 ans, soit 1 Français sur 4 concerné désormais.

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Ainsi, plus le temps passe, plus la perception des risques du vapotage par rapport aux risques tabagiques devient erronée. Un fait qui ne peut pas être étranger à la communication des autorités de Santé en France, qui tend de plus en plus à se montrer alarmiste et à taire la diminution des risques tabagiques apportée par la cigarette électronique.

Derrière la peur de la nicotine et des cigarettes électroniques, la désinformation

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Nous l’avions évoqué dans cet article. Une mauvaise communication d’une autorité de santé à propos des risques du vapotage entraîne chez le public une perception éloignée de la réalité, étant donné que ce dernier suit l’avis de l’autorité qu’il considère comme une référence fiable. Un fait pointé du doigt par l’Office for Health Improuvement & Disparities britannique, dans un pays où, pourtant, il existe déjà une lutte active contre cette désinformation, ce qui n’est pas le cas en France.

Sovape dénonce plus particulièrement les conséquences de ce manque de communication officiel en France. Les médias, qui devraient traiter le sujet du vapotage avec prudence en respectant le principe de précaution, partagent presque exclusivement les informations négatives et angoissantes, bien souvent sans se soucier du sérieux des informations relayées. Ce faisant, ils entretiennent la peur des fumeurs de sauter le pas et participent à prolonger leur tabagisme. Mais peut-on le leur reprocher quand le Ministère de la Santé et de la Prévention lui-même renie la littérature scientifique abondante existante à propos de l’efficacité de la vape pour l’arrêt du tabac, ainsi que sur la réduction des risques qu’elle permet ?

L’importance du terrain en addictologie

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La Fédération Addiction condamne l’avis du Ministère de la Santé et de la Prévention, qui, par précaution, fait taire que vapoter est moins dangereux que fumer, et ferme la seule ouverture vers la cigarette électronique que le HCSP avait laissé : rappeler l’apport de la vape pour les personnes qui ont une faible acceptation des traitements officiels, comme bien souvent les personnes en situation de précarité, mais qui sont aussi présentes en population générale.

La fédération déplore une communication qui ne tient pas compte de la bonne démarche d’accompagnement des patients, à savoir partir de leurs attentes pour les accompagner, et non pas se limiter à proposer systématiquement les substituts nicotiniques officiels, qui ne répondent pas à tous les besoins. Sovape évoque à ce sujet que 55% des femmes enceintes fumeuses ne parviennent pas à arrêter avec les produits prescriptibles. Leur proscrire l’accès au vapotage par précaution revient à les condamner à fumer, avec un risque multiplié par deux de complications obstétricales.

La Fédération Addiction rappelle qu’en addictologie, les avancées viennent majoritairement du terrain, avant l’obtention de preuves par des études randomisées et une reconnaissance par les autorités compétentes. Elle discrédite ainsi l’argument avancé par le Ministère, qui demande de prescrire uniquement les traitements de substitution nicotinique officiels (TSN) en raison des études concluantes sur leur efficacité bien plus importantes que celles pour la cigarette électronique, car obligatoires à l’obtention de leur autorisation de mise en vente.

Sovape lance un appel aux pouvoirs publics

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À l’approche du #MoisSansTabac, compte-tenu que la nicotine effraie les français à cause d’une perception erronée de sa dangerosité, qui découle des communications officielles des autorités de santé du pays, Sovape a lancé un appel aux pouvoirs publics, pour corriger le tir.

L’association demande d’intégrer et d’évaluer les bénéfices et risques du vapotage, en tant que solution préférée des Français pour le sevrage tabagique, et de prendre d’urgence des mesures pour rétablir les perceptions erronées des Français. L’association demande plus précisément de communiquer clairement et massivement deux informations : vapoter est beaucoup moins dangereux que fumer ; la nicotine n’est pas cancérigène.

#MoisSansTabac : quelle communication sur la vape pour la 7ème édition ?

#MoisSansTabac : quelle communication sur la vape pour la 7ème édition ?

Pour la 7ème édition du Mois Sans Tabac, qui invite à passer 30 jours sans fumer, Santé Publique France et le Ministère de la Santé et de la Prévention mettent à disposition des fumeurs un kit d’aide à l’arrêt, un coaching en ligne gratuit avec l’application Tabac info service et un suivi téléphonique avec un tabacologue au 39 89.

Des informations sont disponibles sur le site tabac-info-service.com, avec une rubrique J’arrête de fumer>Je choisis la vapoteuse. On peut y lire en gras que « quand on vapote, le risque de développer de graves maladies diminue » avec cette précision : « Vous pouvez utiliser la vapoteuse sans prendre de risques pour votre santé à court terme. » À moyen terme aussi, ce serait bien de le préciser. La page dit également que la vapoteuse peut aider à diminuer le tabagisme et à arrêter de fumer, et que « D’après les connaissances scientifiques actuelles, il semblerait que vapoter soit bien moins dangereux pour la santé que de fumer du tabac. »

Revoilà le fameux doute instillé à tort : d’après la science vapoter est moins dangereux que fumer, c’est un fait, pas une éventualité. Le discours reste plutôt positif malgré tout. On le doit malheureusement à une absence de mise à jour depuis les nouvelles recommandations du Ministère de la Santé et de la Prévention, le contenu datant de 2020. Se mobiliser contre la désinformation n’est donc pas vain.


Notre article est à présent terminé. Vous savez donc désormais pourquoi la nicotine effraie les français alors que le #MoisSansTabac va bientôt commencer, et l’ampleur que la désinformation a malheureusement pris dans la population du pays. Heureusement, certaines associations comme Sovape et des réseaux professionnels comme la Fédération Addiction se mobilisent pour changer la donne.

En vous partageant leurs interventions, nous espérons contribuer à lutter contre cette désinformation vis-à-vis de la nicotine et de la cigarette électronique qui, rappelons-le, est loin d’être sans risques à l’heure même où le tabac tue encore 75000 personnes en France chaque année.

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