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Grossesse et cigarette électronique : Tout savoir en 8 points

Le 10 septembre 2021

 

Une grossesse profile pour toute femme un grand changement dans sa vie. Une expérience très personnelle, qui engendre des émotions différentes chez les concernées, et peut même faire passer d’un état à un autre sans pouvoir le contrôler. Modifications physiques, variations hormonales, questionnements stressants pour le bon déroulement de la grossesse et la préparation de l’arrivée du bébé : les femmes enceintes sont soumises à de nombreux stress internes et externes bien malgré elles.

Pour certaines d’entre elles, fumeuses, un poids supplémentaire peut s’ajouter à leurs préoccupations : les effets du tabac sur leur santé ainsi que sur la santé du bébé. Bon nombre de femmes enceintes ou qui prévoient de commencer une grossesse s’inquiètent de leur consommation de tabac et s’interrogent du meilleur moyen et calendrier pour arrêter de fumer. De la même manière, des femmes habituées à vapoter se posent légitimement des questions sur les effets de la cigarette électronique en cours de grossesse.

S’il ne sera pas possible pour Taklope de répondre à toutes les questions qui doivent vous préoccuper pendant cet évènement particulier, nous ne vous laisserons toutefois pas sans réponses concernant la grossesse, le tabac et le vapotage. Voici 8 réponses aux principales questions que vous vous posez.

 


 

1 : Est-ce que fumer peut provoquer une fausse couche ? Utiliser une e-cigarette aussi ?

 

Fumer peut malheureusement bel et bien augmenter le risque de subir ce drame en cours de grossesse. Bien sûr, il existe un risque de fausse couche chez toute femme enceinte qui ne fume pas (ou qui utilise la cigarette électronique). Ce risque est évalué à hauteur de 10%. Le tabac augmente en fait ce risque proportionnellement au nombre de cigarettes consommées, soit de 1,5 à 3 fois. Vous fumez une vingtaine de cigarettes par jour ? Votre risque de faire une fausse couche est de 20%. Plus de trente-cinq cigarettes par jour ? Il grimpe à 35%. Ce qui n'est pas le cas avec une cigarette électronique : vapoter n'augmente pas le risque de faire une fausse couche, contrairement au tabac.

Bon à savoir : L’exposition à la fumée du tabac suffit à augmenter le risque de fausse couche. Autrement dit : dans un couple de fumeurs, l’arrêt du tabac par la femme enceinte seule n’est pas la meilleure solution, si le ou la partenaire entame la même démarche, c’est mieux ! 

 


 

2 : Est-ce grave de fumer pendant la grossesse, ou d'utiliser une cigarette électronique ?

 

Pour mieux comprendre la différence entre le fait de fumer et celui d'utiliser une cigarette électronique pendant la grossesse, commençons par aborder les complications que peut entraîner le tabac pour la mère fumeuse et son bébé. Nous ne souhaitons pas poser un jugement sur le fait de fumer pendant une grossesse, au risque de culpabiliser les femmes qui ne réussiraient pas à faire autrement. Il nous paraît toutefois important de vous exposer les nombreux risques d’une exposition au tabac in utero du fœtus en développement listés par le Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) en 2021 pour vous aider à prendre une décision salutaire pour la santé de votre bébé si tel est votre souhait. La cigarette électronique, loin de présenter les mêmes dangers, peut en effet être une aide pour limiter les risques suivants. Nous y reviendrons après.

 

Cigarette électronique VS tabac : risques pendant la grossesse

Tout d’abord, en plus du risque accru de fausse-couche que nous vous avons déjà exposé, sachez que le tabac augmente le risque de développer une grossesse extra-utérine. Un risque multiplié par 1,5 à moins de 10 cigarettes par jour, par 3 dès 20 cigarettes et par 5 pour une consommation de plus de 30 cigarettes quotidiennement, mais pas avec l'utilisation d'une cigarette électronique.

In utero, la nicotine et des substances nocives du tabac traversent la barrière placentaire. Le passage de la nicotine n'est toutefois pas le plus problématique, puisque les femmes qui vapotent ne subissent pas de risque accru d'accouchement prématuré, contrairement aux futures mères fumeuses. Fumer pendant une grossesse augmente en fait le risque de placenta bas inséré et d’hématome rétro placentaire, deux accidents obstétricaux responsables de nombreuses naissances prématurées, à cause des nombreuses substances toxiques présentes dans la cigarette. Là encore, le risque est dose-dépendant. Le risque d’accoucher prématurément augmente ainsi de 25% pour les femmes qui fument pendant leur grossesse. Le développement du fœtus in utero est également impacté par ce phénomène, avec une augmentation du risque de retard de croissance intra-utérin proportionnelle à l’exposition. Les complications placentaires et le retard de croissance imputables à l’exposition tabagique entrainent même parfois une mort fœtale in utero (11% des cas). Il existe également des études en cours visant à déterminer les possibles liens entre exposition au tabac in utero et développement de malformations pour le bébé.

 

Cigarette VS vapotage : risques après la naissance 

À la naissance, les bébés de mères fumeuses ou ayant subi un tabagisme passif pendant la grossesse pèsent environ 200 grammes de moins que les bébés non soumis à une exposition au tabac in utero et les bébés de mères ayant utilisé une e-cigarette ou ayant été exposées aux vapeurs d'une cigarette électronique pendant la grossesse. Une baisse de poids proportionnelle à l’importance de l’exposition au tabac, une fois de plus.

Après la naissance, il existe d’autres effets liés à une exposition tabagique du bébé pendant la grossesse, que l'on ne retrouve pas dans le cas d'une exposition aux e-liquides vaporisés par une cigarette électronique. Le pire d’entre eux est le risque de mort subite du nourrisson, multiplié par 3 à 4 fois. L’exposition post natale au tabac joue aussi un rôle dans sa survenue. Autrement dit, vapoter présente moins de risques de fumer pour le bébé même après la naissance, et mieux vaut ne pas recommencer à fumer dès que la grossesse est finie !

Nouvelle rassurante : l’impact néfaste in utero sur la croissance du bébé ne se poursuit pas après sa naissance. Des études sont toutefois en cours pour déterminer le possible rôle de cette exposition précoce au tabac dans le développement de maladies (infections respiratoires basses, asthme, surpoids, troubles du neurodéveloppement, cancers.) L’exposition au tabac après la naissance entraine par contre, sans aucun doute possible, une augmentation des pathologies respiratoires chez l’enfant concerné.

Bon à savoir : La nicotine et les substances toxiques du tabac passent aussi par le lait maternel. Une autre bonne raison de ne pas reprendre la cigarette dès que bébé est arrivé !

 


 

3 : Quand arrêter de fumer pour tomber enceinte ? La cigarette électronique peut-elle aider ?

 

Dans le cas d’une grossesse planifiée, il est préférable d’arrêter de fumer avant même la conception du bébé plutôt qu’après. Mais à quel moment exactement faudrait-il stopper sa consommation de tabac pour la santé du bébé ?

Selon une étude de l'Inserm, du CNRS et de l’Université Grenoble Alpes publiée dans BMC Medicine, la consommation de tabac effectuée avant les trois mois qui précèdent la survenue de la grossesse ont encore un effet néfaste sur le placenta. Autrement dit : plus l’arrêt du tabac peut être effectué tôt en amont de la grossesse, meilleur ce sera pour le bébé, avec une chance de réduire les risques au niveau de celui des non-fumeuses ou des utilisatrices d'e-cigarettes. Plus vous tarderez, plus le niveau de risque augmentera vers le niveau des fumeuses.

S’y prendre en avance permet également de subir moins de pression pendant le sevrage, qui représente déjà un bouleversement en soi. Autant éviter, si possible, de cumuler le stress qui peut découler de l’arrêt de la cigarette à celui de la grossesse. La cigarette électronique pourra, si vous le souhaitez, vous aider pendant votre sevrage en réduisant la sensation de frustration mieux que tout autre substitut nicotinique. Vapoter permet en effet un arrêt du tabac dans le plaisir grâce aux saveurs appréciables des e-liquides et à l'excellente biodisponibilité de la nicotine vaporisée, en maintenant les gestes rituels dont il est difficile de se détacher lorsque l'arrêt de la cigarette est tout récent.

Bon à savoir : Le tabac jouant un rôle dans la diminution de la fertilité, un arrêt du tabac en couple augmentera aussi vos chances de concevoir un enfant. L’arrêt à deux est également une bonne façon d’y arriver, en se soutenant mutuellement.  

 


 

4 : Quand arrêter de fumer pendant la grossesse ?

 

Parce qu’il n’est pas toujours possible de décider d’un arrêt du tabac avant sa grossesse, sachez que mieux vaut tard que jamais !

Pour toute grossesse, les conséquences du tabagisme sont présentes à court terme. C’est pourquoi arrêter de fumer pendant une grossesse, peu importe le moment, sera toujours une bonne idée. Et le plus tôt sera le mieux ! En effet, plus l’arrêt est précoce, plus les risques pour la santé du bébé sont, une fois de plus, diminués. Arrêter de fumer en tout début de grossesse prévient en effet presque totalement les risques encourus par le fœtus in utero d’après une étude japonaise parue en 2014.

Toutefois, l’arrêt du tabac en cours de grossesse étant particulièrement difficile, il peut être ingénieux de ne pas se précipiter non plus pour se donner plus de chance de réussir son sevrage. Nombreuses sont en effet les femmes enceintes à prendre cette décision brutalement, faute de temps, à cause des risques connus pour leur santé et celle de leur bébé, mais aussi de la pression de leur entourage familial et médical, sans avoir parfois en tête les différentes solutions pour les y aider. Par peur des produits de substitution nicotinique, certaines s’essayent à un arrêt sans aucune aide, qui conduit bien souvent à une reprise, avec un sentiment de culpabilité. Pourtant, l'utilisation de ces produits est plus que recommandée pour réussir son sevrage. La cigarette électronique, qui délivre elle-aussi de la nicotine pour combler le manque, peut également être employée dans le même but, avec autant de sécurité qu'un substitut nicotinique pharmaceutique, mais davantage de plaisir d'utilisation, ce qui explique son succès auprès des fumeurs. 

Notre conseil : Arrêter le plus tôt possible, bien sûr, mais pas avant d’avoir trouvé un substitut nicotinique et/ou un suivi avec un professionnel de santé spécialisé (addictologue) qui pourra vous aider à réussir votre sevrage, pour mettre toutes les chances de votre côté.

 


 

5 : Comment remplacer la cigarette quand on est enceinte ? Avec la vape ?

 

Première étape déjà effectuée désormais : s’informer sur les effets délétères de l’exposition au tabac in utero pour le bébé. Une prise de conscience nécessaire au petit déclic indispensable à une motivation sans faille pour réussir son arrêt. Nécessaire mais pas suffisante toutefois, car s’abstenir de fumer pendant la grossesse est un challenge, et pas seulement parce que la décision doit souvent être précipitée et source d’une pression supplémentaire pour la femme qui attend un bébé.

 

Se faire accompagner

La femme enceinte subira plus de manque que les autres fumeurs ayant décidé d’arrêter, à cause d’une métabolisation de la nicotine augmentée. Autrement dit : elle aura besoin de plus de nicotine qu’un autre fumeur pour se sentir à satiété et aura besoin d’un suivi particulier pour adapter tout au long de sa grossesse sa posologie pour ne pas être tentée de refumer. Se tourner vers un professionnel de santé (addictologue) sensibilisé à cette problématique particulière permettra de la dépasser. La cotinine salivaire peut en effet être dosée régulièrement pour indiquer au professionnel le bon dosage de nicotine à prescrire à travers des patchs, des gommes ou des e-liquides nicotinés à vaporiser avec une cigarette électronique. De nombreuses maternités proposent aussi des consultations spécialisées pour accompagner les femmes enceintes qui souhaitent arrêter de fumer. Plusieurs médecines douces peuvent également être envisagées de manière complémentaire pour accompagner les émotions dans cette période de transition pas toujours évidente.

 

Choisir un substitut nicotinique pharmaceutique, ou la cigarette électronique

Les produits d’aide au sevrage tabagique (patchs, gommes) seront ceux proposés en première intention par les professionnels de santé appelés à vous suivre durant votre grossesse (médecin, sage-femme). Se rapprocher de l'un d'eux vous permettra d’obtenir une prescription ainsi qu’une prise en charge de votre traitement. Leur particularité : ils délivrent la nicotine en douceur pour combler le manque sur une longue durée, à la différence de la cigarette qui offre un shoot de nicotine rapide au cerveau, responsable de la sensation de plaisir et de l’addiction. Leur faiblesse : ils ne permettent pas de conserver la gestuelle de la cigarette, ni le plaisir procuré par le tabac fumé.

Les médicaments pouvant être habituellement prescrits pour l’arrêt du tabac, à savoir le bupropion (Zyban) et la varénicline (Champix), ne peuvent l'être pendant la grossesse, en raison de risques d’effets secondaires pour le fœtus. Vous ne pourrez donc pas y avoir accès.

Autre substitut possible, qui ne bénéficie pas des recommandations officielles en France : la nicotine vaporisée. Il s’agira pour vous d’un sevrage par la vape, moyen très apprécié car bien plus fidèle que les autres substituts à la satisfaction procurée par la cigarette. Excellente biodisponibilité de la nicotine pour un effet de shoot similaire, avec la satisfaction qui en découle, mais aussi plaisir gustatif, et gestuelle compensatoire, très proche de celle effectuée pour fumer dans des rituels quotidiens comme l’après-repas et la pause-café : la vape facilite la transition à bien des égards. Elle est toutefois non recommandée en France pour le sevrage pendant la grossesse par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), malgré plusieurs études récentes menées en Angleterre, en Irlande et aux Etats-Unis, aux résultats rassurants, et l’avis favorable de nombreux addictologues français. Ces addictologues, experts de la lutte contre l'addiction au tabac, considèrent la cigarette électronique comme un produit de sevrage comme un autre, et s’appuient sur l’approche anti-tabac, y compris pendant la grossesse, du Public Health England de nos voisins d’outre-manche. Nous y reviendrons.

Bon à savoir : Depuis 1997, la prescription de substituts nicotiniques est officiellement admise pour les femmes enceintes qui ne parviennent pas à arrêter de fumer. Vous pouvez donc vous tourner sans risque vers des produits à risques réduits pendant la grossesse. Les produits les plus toxiques pour le bébé dans la cigarette découlent en effet de la combustion, comme le monoxyde de carbone et les goudrons. La prise de nicotine non issue du tabac pendant la grossesse doit encore faire l’objet d’études pour déterminer ses effets exacts sur le bébé, mais les experts sont déjà tous d’accord pour dire qu’il vaut mieux une prise de nicotine seule à une prise de tabac fumé. Les premiers résultats obtenus sur des femmes enceintes exposées à des substituts nicotiniques sont rassurants : aucun effet fœtotoxique, tests de bien-être fœtal encourageants, poids de naissance normaux et absence de prématurité, d’après le CRAT.

 


 

6 : Est-ce que la cigarette électronique est dangereuse pour une femme enceinte ?

 

Parce que la cigarette électronique n’a en commun avec la cigarette que la nicotine, et non ses 4000 autres substances chimiques, dont bon nombre sont toxiques, elle ne représente pas un danger par rapport au tabac pour les femmes enceintes et leur bébé. D’ailleurs, en Angleterre, le Public Health England recommande l’utilisation de cigarettes électroniques pour le sevrage tabagique même pendant la grossesse, et le Collège Royal des sages-femmes britanniques soutient les femmes qui décident d’arrêter le tabac pendant leur grossesse à l’aide de la vape. Mais peut-on assurer pour autant avec certitude que la cigarette électronique ne représente aucun danger pour les femmes enceintes et leurs bébés ? Existe-t-il des études au sujet des effets du vapotage sur le développement in utero ? La réponse est oui, et leurs conclusions sont rassurantes.

La dernière étude en date est anglaise et date de juin 2021. Son directeur de recherche, Charles Opondo, en a tiré les conclusions suivantes : « Nous n’avons trouvé aucun lien entre vapotage et les naissances prématurées, le poids à la naissance ou l’allaitement ». Et pour cause : sur toutes les grossesses comparées, la durée de gestation et le poids des bébés s’est révélée identique pour les mères non-fumeuses et les mères vapoteuses. Autrement dit : aucun des principaux effets délétères du tabac connus pendant la grossesse pour le fœtus n’ont été retrouvés avec la nicotine vaporisée.

Il ne s’agit pas d’une découverte mais plutôt d’une confirmation, des résultats similaires ayant été publiés en février 2020 dans une étude dirigée par le Dr Brendan McDonnell à l’hôpital Coombe de Dublin en Irlande. Pour cette étude, un monitoring des femmes enceintes a été effectué deux années de suite en 2018 et 2019 pour comparer, entre mères non-fumeuses, mères vapoteuses (avec et sans nicotine) et mères fumeuses, plusieurs critères de bonne santé pour elles et leurs bébés ainsi que d’éventuelles différences lors du déroulement de l’accouchement. Une étude nécessaire en raison de l’efficacité limitée des interventions classiques de sevrage observée chez les femmes enceintes en Irlande, et du choix de nombreuses femmes de se tourner alors vers la vape comme moyen à risque réduit, afin d’évaluer l’absence de risque d’un tel choix pour ces dernières.

Aucune différence significative n’a pu être observée là encore au sujet du poids des bébés à la naissance, du taux de naissance prématurée et sur la durée de gestation entre femmes non-fumeuses et vapoteuses. Aucun des nouveau-nés de mères non-fumeuses ou vapoteuses n’a non plus présenté de syndrome de détresse respiratoire à la naissance. Les nouveau-nés des fumeuses ayant participé à l’étude présentaient en revanche un poids inférieur de 300g aux autres bébés. D’autres précisions ont également été apportées par cette étude : l’absence de différences pour la santé des mères elles-mêmes, vapoteuses comme non-fumeuses : modes d’accouchement, traumatismes périnéaux, hémorragies post-partum et morbidités maternelles graves.

Bon à savoir : Le vapotage passif n’est pas non plus à craindre pendant la grossesse. Aucune preuve de nocivité d’une exposition à la vapeur de cigarette électronique n’a en effet pu être apportée à ce jour. Les proches d’une femme enceinte qui utilisent la cigarette électronique lui évitent les risques du tabagisme passif et présentent bien moins de risques pour elle et son bébé que s'ils fumaient. Toutefois, les non-fumeuses sensibles aux odeurs pendant leur grossesse peuvent être gênées par la cigarette électronique à cause des arômes libérés à la vaporisation. En présence d’une femme enceinte, gardez donc en tête de lui demander si ça ne la dérange pas que vous vapotiez avant de commencer.

 


 

7 : Peut-on recommander à une femme enceinte d'arrêter de fumer avec la vape ?

 

Pour savoir s’il est adéquat de recommander à une femme enceinte d’arrêter de fumer, deux critères sont à prendre en compte. Premièrement, l’innocuité pour sa santé, point que nous venons de traiter. Aucun danger en l’état actuel des connaissances à ce sujet, malgré l’absence de certitudes absolues tant que davantage d’études n’auront pas été menées. C’est encore une fois une histoire de balance bénéfices-risques : le vapotage sera toujours préférable au maintien du tabac, qui lui, a été prouvé dangereux à plus d’un titre pour la mère et son enfant à naître.

Deuxième critère : l’efficacité de la méthode. Une femme enceinte, compte tenu des enjeux à la fois pour sa santé et celle de son bébé ne peut en effet pas se permettre de se tourner vers un outil de sevrage qui n’a pas prouvé son efficacité, rapidement et pour longtemps. Or, les preuves de l’efficacité de la vape dans l’arrêt du tabac ne manquent pas. L’association So Vape rappelle à ce sujet, dans un dossier dédié à la grossesse et au vapotage, qu’une étude clinique anglaise et une étude clinique américaine ont montré l’efficacité du vapotage pour arrêter de fumer. Fait qui se retrouve également dans des enquêtes observationnelles de population.

Toutefois, compte-tenu des problématiques particulières des femmes pendant la grossesse, peut-on être sûr de l’efficacité du vapotage pour arrêter de fumer dans leur cas précis ? Existe-t-il des études à ce sujet ? Très peu, en raison du problème éthique que pose le besoin de soumettre des enfants à naître à d’éventuels risques pour la science. Seul un essai lancé en 2016 par le Stop Smoking Service de Leicester en Angleterre a apporté des informations à ce sujet en 2018 dans un rapport du Smoking in Pregnancy Challenge Group. Ses conclusions sont que le vapotage peut être une aide efficace en étant associé à un soutien comportemental. La raison ? Un taux d’arrêt réussi de 60% pour les femmes ayant utilisé le vapotage avec ou sans autres substituts nicotiniques associés contre seulement 32% pour les futures mères ayant employé seulement des substituts nicotiniques. Autrement dit : la vape, qui a su prouver son efficacité dans le sevrage tabagique pour bien des fumeurs, a également un rôle à jouer pendant la grossesse. Il n’est juste pas possible, en l’état actuel des connaissances de savoir si elle fonctionne mieux que les substituts auprès des femmes enceintes.

Par conséquent, il paraît inadapté qu’en France certains professionnels de santé recommandent encore aux femmes enceintes qui vapotent ou qui décident de se mettre à la cigarette électronique pour arrêter de fumer de ne pas continuer sur cette lancée. Marion Adler, tabacologue au sein de l’APHP, rapporte de nombreux cas de patientes qui avaient réussi d’arrêter de fumer à l’aide de la vape avant leur grossesse, qui, sur conseils de leur gynécologue, ont dû arrêter de vapoter, avec pour conséquence une reprise rapide du tabac et une consultation au sein de son service de soins. Une preuve pour les médecins qui déconseillent la vape aux femmes enceintes qu’ils prennent le risque, en voulant appliquer un principe de précaution, de les pousser vers un plus grand danger : le tabac. Rappelons qu’en Angleterre, le Collège Royal des sages-femmes Britanniques appelle, depuis un article de 2019, à considérer les femmes vapoteuses ayant complètement arrêté de fumer grâce à la vape comme non-fumeuses en raison des études scientifiques disponibles. Bien plus d’ouverture qu’en France donc, où pourtant l’on sait aussi que l’adhésion à la méthode choisie par la femme enceinte est essentielle à la réussite de son sevrage.

Bon à savoir : Le pourcentage de tabagisme pendant la grossesse en Angleterre est inférieur à 10%. En France il est encore de 20%. La différence principale dans la lutte contre la cigarette pour les femmes enceintes entre les deux pays tient à la prise de position opposée des instances sanitaires des deux pays face à la vape. Un indicateur qui montre qu’il serait temps de faire évoluer les mentalités en France.

 


 

8 : Que pensent les médecins du vapotage pendant la grossesse ?

 

Le Dr Marion Adler, médecin et tabacologue à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart (APHP), est en charge d’une consultation spécifique pour le sevrage tabagique des femmes enceintes et de leur conjoint depuis 2001. Elle a confié, dans une interview à Sovape, conseiller à ses patientes ayant réussi à arrêter de fumer à l’aide de la vape, de continuer à vapoter pour éviter de retomber dans le tabac. Une recommandation qui ne l’empêche pas de leur proposer en plus les fameux substituts nicotiniques conseillés aux femmes enceintes fumeuses en France, pour les aider encore davantage à ne pas replonger dans le tabac. Elle rappelle que la cigarette électronique contient la même nicotine que les substituts nicotiniques, et que son principe actif ne présente donc pas plus de risques que ces derniers. Elle explique également que choisir un e-liquide validé par les normes AFNOR permet de s’assurer d’un bon choix pour sa santé, le propylène glycol (PG) qui les compose en grande partie étant utilisé dans des médicaments non contre-indiqués pendant la grossesse, mais aussi dans l’alimentation, tout comme leurs arômes alimentaires.

Le Dr William Loewenstein, médecin addictologue et Président de SOS Addictions, s’est quant à lui opposé à l’avis du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français en 2020 en rappelant son regret que gynécologues, obstétriciens et addictologues ne travaillent pas de concert dans la prise en charge des femmes enceintes dépendantes au tabac, pour leur intérêt, en raison du manque de connaissance des addictologues dans la gynéco-obstétrique et des gynécologues et obstétriciens dans les addictions au stade de dépendance. Il rappelle que l’idée erronée que le vapotage est dangereux provient majoritairement de « Big Tobacco », des « Big Pharma », et de l’OMS sous impulsion « Bloombergienne » alors que des études internationales existent pour appuyer l’utilisation du vapotage dans le cadre d’un sevrage tabagique, et ce même chez la femme enceinte. Le Dr Loewenstein évoque une efficacité indiscutable de la vape dans l’élimination des dangers liés au tabac, en faisant disparaître les substances toxiques liées à la combustion. Selon lui, conseiller des femmes enceintes qui sont sorties du tabac grâce à la vape à arrêter la vape, compte-tenu des risques de reprise de la cigarette, est une faute professionnelle. Pour lui, le seul principe de précaution à appliquer est de ne plus fumer.

 


 

Notre réponse aux principales questions que vous vous posez au sujet de la grossesse et du vapotage est à présent terminée. Si vous souhaitez bénéficier de recommandations plus personnalisées pour sortir du tabac et vous protéger ainsi que votre enfant à naître, n’hésitez pas à revenir vers nous. Nous répondrons toujours présents pour vous accompagner.

 

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