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Comment arrêter de fumer facilement ? En vapotant.

Comment arrêter de fumer facilement ? En vapotant.

Le 15 février dernier, l’éditorial de la prestigieuse revue médicale New England Journal of Medicine publiait sur la toile les premiers éléments de l’étude clinique ESTxENDS – Efficacy, Safety, Toxicology of Electronic Nicotine Delivery Systems, la plus vaste jamais réalisée à ce jour sur l’impact des cigarettes électroniques dans le sevrage tabagique.

Malheureusement non relayée dans les médias grand public, l’étude franco-suisse démontre que le vapotage augmente d’environ 1,77 fois les chances de réussite dans le cadre d’un suivi médical, sans occasionner de problèmes de santé particuliers après six mois. Le New England Journal of Medicine y voit un tournant dans la reconnaissance du vapotage comme moyen d’arrêt tabagique.

Vous vous demandiez comment arrêter de fumer facilement ? La réponse est donc en vapotant. Par ici pour de plus amples informations !


Comment arrêter de fumer facilement ? La science détient la réponse.

Comment arrêter de fumer facilement ? La science détient la réponse.

Toujours neutre la Suisse ? Pas vis à vis du vapotage, puisque les autorités ont jusqu’alors boudé l’arrêt tabagique à l’aide des cigarettes électroniques. Un état de fait qui pourrait changer, puisque une équipe de recherche menée par le Pr Reto Auer, de l’Université de Berne et Unisanté à Lausanne, vient de prouver l’efficacité du vapotage dans le sevrage tabagique grâce à, cette fois-ci, une étude de grande ampleur.

Il s’agit tout simplement du plus grand essai clinique réalisé à ce jour, avec 1 246 participants randomisés, dont 622 participants affectés à un groupe de vapotage, et 624 à un groupe témoin. 

Une recherche très intéressante pour tous les fumeurs de France qui se demandent comment arrêter de fumer facilement, puisqu’elle rend compte de contraintes alignées sur les normes de l’UE en matière de limite maximale de concentration de nicotine (20 mg/ml) et de contenance maximale des flacons nicotinés (10 ml).

La science vient donc de prouver, dans un contexte de test similaire à celui qu’expérimentent les vapoteurs français, que la vape facilite l’arrêt tabagique.

1,77 fois plus de chances de réussir avec la vape

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« L’ajout des cigarettes électroniques aux conseils standard en matière d’abandon du tabac a entraîné une plus grande abstinence de consommation de tabac chez les fumeurs que le conseil en matière d’abandon du tabac seul. »

Voici la conclusion claire des chercheurs après le constat suivant. 28,9 % du groupe des vapoteurs n’ont plus fumé durant six mois alors qu’ils n’ont été que 16,3 % d’abstinents dans le groupe témoin. Après six mois, 59,6 % du groupe des vapoteurs n’avaient pas fumé depuis au moins une semaine, alors qu’ils n’étaient que 38,5 % dans le groupe témoin. L’efficacité du vapotage pour l’arrêt tabagique lorsqu’elle s’accompagne d’un suivi addictologique est donc chiffrée et prouvée sur une longue durée !

Les premiers résultats de l’étude Suisse font leur petit effet après un bref calcul : le vapotage augmente très significativement, de 1,77 fois pour être précis, les chances de réussir à arrêter de fumer par rapport à la stratégie standard qui s’appuie sur les substituts nicotiniques.

De quoi fermer le bec des autorités mal avisées qui prônent encore aux professionnels de santé de ne pas conseiller le vapotage par sacro-sainte mesure de précaution ?


ESTxENDS, Cochrane : les résultats concordent

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Avec des résultats proches de la moyenne de ceux obtenus dans le cadre de la méta-analyse menée par l’institut Cochrane, véritable référence en terme de fiabilité, l’étude ESTxENDS confirme l’efficacité de la cigarette électronique pour arrêter de fumer, et dans un cadre de consommation correspondant enfin à celui des vapoteurs français.

Les résultats de cette étude financée en partie par le Fonds national suisse viennent donc s’ajouter à ceux d’autres études fiables, et encore les renforcer. Autrement dit : les preuves de l’aide apportée par la vape pour sortir du tabagisme se cumulent. Et ce n’est pas tout, car l’étude démontre également enfin de manière fiable l’absence de danger pour la santé.

Arrêt du tabac en vapotant : une pratique sans risque grave pour la santé

Arrêt du tabac en vapotant : une pratique sans risque grave pour la santé

Si vous vous demandez comment arrêter de fumer facilement, peut-être vous demandez-vous aussi comment arrêter de fumer sans prendre de risque pour votre santé. La réponse reste la même : en vapotant.

Car si le suivi de santé des participants à l’étude ESTxENDS durera encore cinq ans, et que des analyses toxicologiques et respiratoires complémentaires seront effectuées par les chercheurs et analysées dans de futures publications, les premiers résultats se veulent fiables et rassurants après un premier suivi d’une durée de six mois, qui donne une bonne idée de la tolérance de la cigarette électronique à moyen terme, lorsqu’elle est utilisée comme outil de sevrage tabagique.

Les participants du groupe vapotage ont en effet été moins nombreux (4 %) à souffrir de problèmes graves que les membres du groupe témoin (5 %), et ont aussi moins soufferts des symptômes liés au tabagisme et à l’arrêt du tabac. Moins de risque de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), pas plus de survenue d’accidents cardiovasculaires. Les bonnes nouvelles sont là, et sont à prendre au sérieux.

Car l’un des auteurs de l’étude, le Dr Ivan Berlin, maître de conférences des universités-praticien hospitalier et pharmacologue des addictions à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), a précisé l’avantage de cette étude sur toutes les autres réalisées jusqu’à présent auprès de Medscape édition française : une évaluation très précise des effets indésirables.

« Il s’agit de la première étude évaluant les effets indésirables de manière rigoureuse. Les effets indésirables ont été recueillis comme s’il s’agissait d’un médicament. Non seulement ils ont été rapportés par les patients, mais ils ont aussi été vérifiés par le médecin traitant, puis en aveugle par un comité indépendant. […] La tolérance est très rassurante à six mois, il n’y a pas eu davantage d’événements sévères de type décès ou infarctus du myocarde dans le groupe e-cigarette par rapport au contrôle. »

Dr Ivan Berlin

Cigarette électronique et sevrage tabagique : les coulisses de l’étude franco-suisse

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L’étude ouverte randomisée de phase 3 a comporté 1246 participants suivis dans cinq villes différentes : Berne, Genève, Lausanne, Saint-Gall et Zurich. Ils étaient en moyenne âgés de 38 ans, fumeurs depuis leurs 16 ans, et presque autant de femmes que d’hommes. Ils ont ensuite été répartis par tirage au sort entre deux groupes égaux : un groupe de vapoteurs et un groupe témoin.

Chaque participants du groupe des vapoteurs fut équipé d’une cigarette électronique MTL Innokin Endura T20-S et d’un e-liquide Alfaliquid certifié AFNOR de son choix, au ratio 70/30 PG/VG, parmi ces six : Classic FR4, Classic FRM, Menthe Fraîche, Framboise, Fruits Rouges et Pomme Verte. Tous étaient disponibles en 0, 6, 11 ou 19,6 mg/ml de nicotine. Les participants du groupe témoin reçurent quant à eux un bon d’achat de 50 francs suisses. Tous eurent un accompagnement médical pendant le processus de sevrage.

Le critère d’évaluation principal de l’étude était l’abstinence continue de fumer, validée biochimiquement par contrôle de l’absence d’anabasine, un des alcaloïdes du tabac, dans les urines, ou à défaut une mesure du monoxyde de carbone expiré, à 6 mois. 

La cigarette électronique à un point de bascule

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Un cap viendrait-t-il d’être franchi dans la perception des cigarettes électroniques ? La vape est-elle à un tournant dans la prise en charge du sevrage tabagique ?

Le Pr Nancy Rigotti, professeur de médecine à la Harvard Medical School et directrice du centre de recherche et de traitement du tabac du Massachusetts General Hospital, a en tout cas évoqué l’atteinte d’un point de bascule au niveau du corpus scientifique sur les cigarettes électroniques, dans son éditorial publié dans le New England Journal of Medicine pour partager l’étude Suisse.

« Les agences de santé publique américaines et les sociétés médicales professionnelles devraient reconsidérer leurs positions prudentes sur les e-cigarettes pour le sevrage tabagique. L’évidence des preuves amène les e-cigarettes à un point de bascule. Le fardeau des maladies liées au tabac est trop lourd pour que des solutions potentielles telles que les e-cigarettes continuent d’être ignorées. »

Professeur Nancy Rigotti

« Il est désormais temps pour la communauté médicale de reconnaitre ce progrès et d’ajouter la e-cigarette à l’arsenal de lutte contre le tabagisme. Les cliniciens doivent être prêts à avoir une discussion sur les bénéfices et les risques de la cigarette électronique avec leurs patients fumeurs et à recommander de tester les produits dans des conditions appropriées ».

Professeur Nancy Rigotti

Le doute scientifique sur l’efficacité de la vape dans l’arrêt du tabac étant bel et bien levé, combien de temps encore la Haute Autorité de Santé française, pour ne citer qu’elle, pourra-t-elle camper sur ses positions et maintenir ses recommandations non justifiables, et même préjudiciables à la santé des fumeurs ?


Moins de nicotino-abstinence pour les vapoteurs

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En guise de conclusion, une précision : les vapoteurs ont eu plus de difficultés que les membres du groupe témoin à se passer totalement de nicotine. Ils étaient en effet seulement 20,1% de nicotino-abstinents contre 33,7% dans le groupe témoin. Un mal pour un bien, car il vaut mieux continuer à consommer de la nicotine que risquer de rechuter et de reprendre une cigarette.

C’est malheureusement ce qui est arrivé à de nombreuses personnes du groupe témoin, qui ont été bien moins nombreux que les vapoteurs à réussir à consolider leur arrêt tabagique à six mois. Face à ces résultats, les chercheurs ont émis cette conclusion complémentaire.

« Les systèmes électroniques d’administration de nicotine associés à des conseils standard, peuvent constituer une option viable pour les fumeurs de tabac qui souhaitent arrêter de fumer sans nécessairement s’abstenir de nicotine, mais peuvent être moins appropriés pour ceux qui veulent s’abstenir à la fois du tabac et de la nicotine. »

À chaque fumeur de faire donc son propre choix en conscience de cela !

Voici notre conseil toutefois : mieux vaut garder en tête que la nicotine pour le tabac n’est PAS l’équivalent de la peste pour le choléra.

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