
Le printemps est arrivé, et qui dit printemps dit retour au vert ! Le soleil arrive en effet pour nous réchauffer, les arbres font éclore leurs premières fleurs colorées… Pas de doute, la nature s’embellit ! Le moment est donc parfaitement choisi pour se demander comment, en tant que vapoteur, on peut contribuer à la protéger. C’est un sujet complètement d’actualité suite à l’édition verte du Vapexpo Nantes. Nous vous apporterons donc un peu d’écologie dans cet article ! Nos chères vapoteuses ont bien sûr un net avantage par rapport aux cigarettes rien qu’au sujet de la pollution des airs, parce qu’elles ne contiennent aucune substance toxique liée au phénomène de combustion. Toutefois, savez-vous quelles autres pollutions elles peuvent engendrer et les bonnes pratiques pour les limiter ? C’est parti, on vous dit tout !
L’impact environnemental du vapotage

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Pour la pollution des espaces publics en général, rien à signaler en particulier. Les cigarettes en revanche ne chôment pas à ce sujet : elles sont reconnues pour être un véritable fléau écologique ! Le site Planétoscope.com rappelle en effet au sujet du tabac que dans le monde, 4 300 milliards de mégots de cigarettes sont jetés dans les rues chaque année soit 137 000 mégots par seconde. Ces mégots représentent 209 000 tonnes de déchets chimiques rejetés dans la nature. Une moyenne de 12 ans étant nécessaire pour qu’un mégot puisse se dégrader complètement, chaque mégot libère donc pendant tout ce temps des substances toxiques au niveau des sols ou de l’eau où il est jeté. C’est donc une colossale pollution que la vape peut permettre de limiter, car on ne laisse pas derrière soit des mégots toxiques en vapotant !
Il est également bon de rappeler que la pollution des airs est également incomparable entre la vape et le tabac fumé en raison de l’absence de combustion !
La question de l’élimination des composants
La vape offre un avantage environnemental autre : la plupart des matériaux qui composent une cigarette électronique sont faits pour durer et certains sont même recyclables. Toutefois, certains composants s’usent plus vite que d’autres et doivent régulièrement être jetés, comme les résistances ou les cartouches des pods par exemple. Le fait qu’ils puissent avoir été en contact avec la nicotine peut faire se poser de nombreuses questions devant ses poubelles lors de la gestion des déchets. Est-ce un déchet classique ? Peut-il se recycler ? Est-ce un déchet à traiter comme un produit dangereux ? De la même manière, nos flacons d’e-liquides et de diy arrivent fatalement en fin de vie à un moment donné et il faut également les jeter. Ainsi, les produits de la vape restant des produits de consommation, ils ont malgré tout forcément un impact écologique qu’il convient de ne pas négliger. Les batteries intégrées et les accumulateurs de nos vapoteuses sont également polluants s’ils ne sont pas bien traités une fois jetés, pouvant libérer des métaux lourds dans l’environnement. Pourtant, on trouve rarement sur les matériels de vape des instructions au sujet des pratiques de tri à effectuer.
La filière de la vape a donc un rôle majeur à jouer dans l’information des bonnes pratiques de recyclage et sur gestion de ses propres déchets pour limiter l’impact environnemental lié à l’élimination des composants. Depuis octobre 2018, la FIVAPE (Fédération Interprofessionnelle de la Vape) est d’ailleurs associée à l’éco-organisme Screlec dans le but de d’élaborer un système de collecte des déchets contenus dans les cigarettes électroniques pour les magasins de vape, pour qu’ils puissent être recyclés. La législation européenne impose également aux vendeurs de participer à la collecte des piles et des batteries usagées. Tout ceci participe à une belle initiative écologique, qui ne peut fonctionner que si chaque vapoteur joue le jeu en effectuant lui-même le nécessaire pour que ses produits de vape puissent être au maximum recyclés. En 2016, 1,4 million de tonnes de déchets électriques et électroniques DEEE ont été jetés dans les poubelles françaises soit 45,72 kg par seconde, alors qu’il existe des points de collecte adaptés. Une production de déchets qui ne concerne pas que la vape, bien entendu, mais que quand même chaque vapoteur peut donc participer à limiter.
Vapotage : les bonnes pratiques de tri à adopter

Chacun peut en effet s’assurer de réduire au maximum l’impact de la vape en ayant recours à de bonnes pratiques de tri. Mais parce que ça relève parfois du casse-tête et que chacun peut un jour se retrouver bien embêté avec une fiole d’e-liquide, un clearomiseur ou un accu abîmé dont il veut se débarrasser, voilà un guide détaillé qui vous expliquera ce qu’il convient de faire précisément de chacun de ses produits de vape usagés ! Vous êtes prêts ?
Recycler sa cigarette électronique
Le matériel de vape faisant partie des DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), il ne fait pas partie des ordures ménagères. Il peut en effet contenir des substances pouvant être nocives pour l’environnement et la santé humaine. Son traitement en tant que déchet est donc règlementé afin de valoriser au mieux ses parties qui se recyclent ! À peu près 78,2% des éléments qui composent une vapoteuse sont en fait recyclables. Leur plastique peut par exemple être réutilisé dans l’industrie automobile ; les métaux et le verre peuvent également être réemployés dans de nombreux domaines. Il serait donc dommage de gaspiller ces ressources en les mettant à la poubelle !
Les matériels électroniques entiers et les chargeurs
Si c’est un setup entier, une box, ou un chargeur à accus que vous souhaitez jeter, vous pourrez l’apporter intégralement dans un point de collecte pour les DEEE en raison de la complexité des matériaux qui le composent. Votre appareil sera ensuite dissocié pour que chacun de ses éléments soit correctement réutilisé et/ou recyclé écologiquement, ou éliminé si nécessaire de la meilleure façon possible pour préserver l’environnement.
Le point collecte des DEEE le plus proche de chez vous, c’est par ici !
Les batteries intégrées et les accus
Les batteries et accumulateurs sont des matériaux très spécifiques qui nécessitent un traitement particulier. La législation européenne interdit de jeter les batteries et accumulateurs usagés à la poubelle pour la protection de l’environnement, de la même manière que les piles. Il convient donc de les récupérer et de les déposer dans un point de collecte adapté, géré par Batribox. Il existe plus de 10 000 points de collecte en France. On en trouve de plus en plus dans les collectivités, les supermarchés et grands magasins, mais aussi dans certains magasins de vape depuis le fameux partenariat entre la Screlec et la FIVAPE. Batribox fournit en fait à ces structures un matériel de collecte dédié où vous pourrez déposer vos batteries et accus usagés, pour une meilleure gestion de ces déchets bien spécifiques.
Le point collecte Batribox le plus proche de chez vous, c’est par ici !
Les petits composants en plastique / métal / verre
Si vous souhaitez vous séparer uniquement d’un clearomiseur, d’un atomiseur reconstructible ou d’un dripper, vous pourrez trier ses composants pour permettre leur bonne prise en charge. La première chose à faire sera de bien laver toutes les parties ayant été en contact avec du e-liquide avant de les jeter dans des endroits appropriés.
Vos réservoirs en Pyrex usagés peuvent ainsi être lavés et directement déposés dans un container à verre pour être collectés. Si le réservoir est dans une autre matière ou qu’il ne peut être détaché des parties métalliques, il conviendra alors de les jeter avec le reste des éléments métalliques.
Les composants en métal et en plastique sont en effet récupérés dans les déchetteries. Ainsi, il vous sera possible de déposer les parties métalliques et plastiques de vos clearomiseurs, atomiseurs, drippers en déchetterie, y compris les résistances ! Il n’y a pas de petite collecte, chaque pièce métallique peut être réexploitée. Plutôt que de jeter ses résistances usagées dans la poubelle, il convient donc de les stocker et les rapporter pour qu’elles soient correctement traitées.
Recycler le e-liquide
Tous les flacons et autres bouteilles d’e-liquides utilisés pour la création de son propre e-liquide ne seront pas à traiter à la même enseigne. Certains peuvent être en verre, d’autres en plastiques ; certains contiennent de la nicotine et d’autres pas, autant de données qui changent la donne dans le processus de tri.
Les fioles et bouteilles vides
N’oubliez pas, les fioles et bouteilles vides peuvent simplement ne pas être jetées et resservir pour réaliser des mélanges par exemple. Aussi avant de les jeter, demandez-vous bien si elles ne pourraient pas vous être utiles autrement ! Si toutefois vous souhaitez absolument vous en séparer, il est possible de les rapporter dans des filières de recyclage spécialisé où elles seront réutilisées sans être reconditionnées, ce qui est la plus écologique des solutions. Une autre solution consiste à les laver pour retirer toute trace d’e-liquide et éviter toute contamination en nicotine d’autre déchets, puis de les jeter avec les emballages plastiques recyclables si elles sont en plastique, ou dans un container à verre si elles sont en verre. Le cas échéant, il faudra toutefois jeter leur bouchon en plastique avec les emballages plastiques recyclables.
Les restes d’e-liquides et autres liquides de vape
Il peut également arriver que l’on souhaite se séparer d’une fiole ou d’une bouteille pas complètement vide. Dans ce cas, deux solutions sont possibles. Si le produit en question ne contient pas de nicotine, il est possible de le jeter dans l’évier ou les toilettes, de rincer le contenant puis de le jeter dans l’emplacement approprié en fonction de son matériau. Si en revanche il s’agit d’un produit nicotiné, il faut le laisser dans son flacon en vérifiant que ce dernier soit bien hermétique, puis le déposer dans un point de collecte des solvants et produits phytosanitaires, en vérifiant si son étiquette mentionne sa référence de nocivité : H312 (nocif par contact cutané) ou H311 (toxique par contact cutané) en fonction du taux de nicotine du produit concerné. Si par exemple c’est un reste de préparation diy que vous souhaitez jeter, il est possible de rajouter une étiquette faisant cette mention.
Les cartouches pré-remplies
Les cartouches pré-remplies, ne pouvant pas être lavées de toute trace de nicotine, sont souillées et ne peuvent par conséquent pas être recyclées. Certains fabricants proposent un système de recyclage pour les traiter, toutefois ce n’est pas la règle pour une grande majorité. Dans ce cas, il faut alors malheureusement les jeter avec les ordures ménagères en vue d’une incinération.

Ainsi, amis vapoteurs, vous voilà informés des bonnes pratiques de tri pour minimiser votre impact sur l’environnement. N’oubliez pas que les emballages cartonnés de vos produits préférés se recyclent aussi ! D’ailleurs, vous sentez-vous impliqués dans une démarche de vape plus écologique ?
