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Hospitalisations et décès aux États-Unis : la vape injustement accusée ?

Hospitalisations et décès aux États-Unis : la vape injustement accusée ?

Ces derniers temps, un dossier choc agite la vaposphère : les cas d’hospitalisations et de décès aux États-Unis, reliés à la vape dans de nombreux articles de presse en ligne. Difficile de rester de marbre face aux nombreux titres alarmistes et de ne pas se demander si l’on pourrait encourir le même sort que ces gens simplement en vapotant. Il faut dire que rien n’a été fait en France pour rassurer la population et ne pas tirer de conclusions hâtives de la situation.

Le Point titrait ainsi le 24 août « États-Unis : décès d’un patient qui vapotait« , tirant sa source de l’Agence France Presse (AFP), en établissant un climat anxiogène sans pour autant apporter de preuves qu’il soit fondé. À chaque nouveau cas, de nouveaux articles peu rassurants ont vu le jour, contribuant à faire monter en flèche l’inquiétude des lecteurs et à leur faire regarder avec suspicion leur cigarette électronique. De nombreux articles ont même cité à nouveau la recommandation choc de l’OMS pour appuyer leur propos, évoquant l’indubitable nocivité des cigarettes électroniques et du besoin de les réglementer, bien que cette intervention ait été décriée par toute une communauté scientifique spécialisée, comme nous vous l’avions expliqué dans cet article. Pourtant, en parallèle, des questionnements importants ont émergé mais se sont noyés dans la masse d’informations : pourquoi une épidémie de cas uniquement aux États-Unis ? A-t-on retrouvé un composant commun dans les substances inhalées par les malades qui pourrait être à l’origine de leur pathologie ?

Le moment est donc venu de faire un point sur les faits, pour comprendre
quels dangers existent et à quel type de vape ils peuvent être attribués.

La situation aux Etats-Unis

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Le Center for Disease Control and Prevention (CDC), principale agence fédérale de protection de la santé publique aux États-Unis, a été impliqué depuis le début de l’affaire, dès la déclaration du premier cas le 28 juin 2019. Il est chargé de déterminer les potentielles causes de l’épidémie de maladies pulmonaires sévères recensée dans l’ensemble du territoire. Depuis, l’agence a évoqué une véritable crise sanitaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 7 décès officiellement rapportés à ce jour, mais aussi 215 cas d’hospitalisation signalés et plus de 250 autres possibles dans tout le territoire américain, actuellement suivis de près par le CDC. L’organisation veille en effet à ce que chaque nouveau cas émergent soit sérieusement étudié afin de déterminer l’origine de ses symptômes et de ne pas l’attribuer à tort à cette épidémie.

Des pathologies graves

Que sont précisément ces « maladies pulmonaires sévères » ? Les informations recueillies par le CDC rendent compte de symptômes précis : des difficultés respiratoires et un essoufflement ainsi qu’une une fièvre et une fatigue intense, avec des nausées et vomissements parfois associés, entrainant en moins d’une semaine la nécessité d’une hospitalisation. Des anomalies pulmonaires ont alors pu être vues par imagerie médicale, et prises en charge par un traitement à base de corticostéroïdes. Certaines équipes médicales sur le terrain ont diagnostiqué des pneumonies, c’est-à dire des infections respiratoires. Dans les pires cas, l’inflammation pulmonaire était telle qu’elle n’a pu être résorbée, entraînant un syndrome de détresse respiratoire aiguë à l’issue fatale.

Si la gravité de ces symptômes ne peut être niée, il apparaît en revanche évident qu’elle peut avoir pour origine bien des causes. Les raisons pourraient même être différentes pour de nombreux patients, certains ayant contracté une infection et d’autres non. Le CDC évoque ainsi deux possibilités : une cause commune ou la présence de plusieurs pathogènes ou substances toxiques entraînant des symptômes similaires. De quoi commencer à trouver louche la conclusion de l’AFP incriminant la vape ouvertement…

Des patients vapoteurs ?

Un seul point commun entre les malades a été relevé sans vergogne par l’AFP et les médias français : La vape. Cette information ne peut être niée, évoquée par Dana Meaney Delman, gestionnaire de l’intervention du CDC en cas d’épidémie. L’ensemble des victimes utilisait en effet une cigarette électronique dans les 90 jours précédents l’apparition de leur problème de santé.

Pour autant, ce point commun ne peut suffire à lui seul pour incriminer la vape. Le CDC est en effet resté très clair sur un point qui a malheureusement semblé échapper aux journalistes avides de clics : « Aucun dispositif, produit ou substance n’a été associé à tous les cas. ». L’enquête du CDC est donc toujours en cours, et n’a aucunement pu trouver un coupable dans les produits des e-liquides en règle commercialisés. Ainsi, à ce jour, il est impossible de relier l’épidémie à la vape, n’en déplaise aux grands médias !

Des divergences entre le CDC et la FDA

Lors d’une conférence du 6 septembre 2019, le Center for Disease Control and Prevention (CDC) a demandé aux vapoteurs « d’envisager de ne pas utiliser de cigarettes électroniques, parce que, pour l’instant, c’est le principal moyen de prévenir ce type de maladie pulmonaire grave », et ce pour toute la durée de son enquête. Une recommandation alarmiste étonnante compte-tenu de l’absence de lien prouvé par l’agence entre la vape en général et l’épidémie d’inflammations pulmonaires observées aux USA ! Le CDC ayant une mission de protection, il apparaît toutefois évident qu’il incite à un comportement on ne peut plus prudent jusqu’à la résolution de la situation, pour ne pas faire prendre de risques à ses dirigeants. Malheureusement, un tel comportement engendre une confusion dans l’esprit des gens bien au delà du territoire américain où les cas sont apparus, et peut avoir des conséquences néfastes pour leur protection, d’autant plus qu’une piste bien plus précise semble être suivie par le CDC, et qu’il serait de bon ton de ne pas le taire à la population.

L’agence a en effet évoqué délaisser la piste des composants des e-liquides traditionnels, ces derniers n’ayant jamais entraîné de problèmes auparavant, au profit de la piste de produits contaminants. Le CDC a d’ailleurs ajouté à sa recommandation généraliste une autre bien plus précise en rappelant que les utilisateurs d’e-liquides « ne devraient pas acheter ces produits dans la rue et ne devraient pas modifier les produits pour e-cigarette ou ajouter des substances qui ne sont pas prévues par le fabricant ». Rien d’étonnant ainsi à ce qu’une recommandation moins alarmiste ait été formulée par la Food and Drugs Administration (FDA) dans un communiqué du 6 septembre 2019 : ne pas vaper de produits contenant du tétrahydrocannabinol (THC). Bien que travaillant étroitement avec le CDC, la FDA pointe ainsi davantage que cette agence le fait que le problème ne vient pas de la vape en général mais de produits contenus dans certains e-liquides uniquement.

Cause à effet du THC ?

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Le fait de vapoter en lui-même n’est clairement pas à l’origine des cas d’inflammations pulmonaires d’après la FDA, l’administration n’ayant trouvé rien de suspect dans les échantillons d’e-liquide traditionnels ayant appartenu aux vapoteurs hospitalisés. La FDA estime plutôt que l’origine des troubles se trouverait ainsi dans d’autres produits consommés, et a donc cherché à creuser une piste en particulier : celle des e-liquide au THC.

Les e-liquides avec THC ciblés

Le New England Journal of Medicine a publié dans un rapport préliminaire sur l’épidémie constatée aux États-Unis outre-Atlantique datant de début septembre que 84% des malades avaient déclaré avoir utilisé leur cigarette électronique pour inhaler du THC. Peu de vapoteurs malades ayant ainsi déclaré n’avoir vapé que des produits traditionnels à base de nicotine, la FDA a décidé de remettre en cause leurs déclarations, partant du principe qu’elles pouvaient être erronées. La majorité des malades étant des adolescents ou de jeunes adultes, certains auraient en effet pu chercher volontairement à dissimuler leur consommation de tétrahydrocannabinol (THC), ingrédient psychoactif du cannabis, d’autant plus que plusieurs déclarations de consommateurs de cette substance ont fait note d’un achat de leurs produits au marché noir. Une raison valable de se taire à ce sujet ! Ce n’est en effet pas un secret pour les autorités de santé des USA : nombreux sont les mineurs adeptes du vaste marché « underground » américain d’e-liquides au THC.

Le CDC n’a d’ailleurs jamais affirmé avoir effectué des tests pour vérifier la véracité des dires des patients ayant formulé n’avoir pas consommé de produits contenant du THC, suite à la question pertinente posée par le journaliste Mike Stobbe de l’Associated Press lors de leur conférence en date du 6 septembre. Les chercheurs de la Food and Drugs Administration se sont donc penchés légitimement sur cette catégorie particulière d’e-liquide consommée par une majorité de vapoteurs hospitalisés. L’analyse des échantillons a alors révélé la présence d’un produit commun potentiellement dangereux pour la santé en cas d’inhalation : l’acétate de vitamine E, un agent huileux épaississant utilisé dans des contrefaçons d’e-liquide au THC sur le territoire américain.

La potentielle origine des inflammations pulmonaires

L’acétate de vitamine E est en effet fréquemment utilisé pour ajouter les molécules psychoactives du cannabis (THC) aux e-liquides traditionnels sous forme d’huile. Il est commercialisé sur Internet donc facile à se procurer et peu onéreux, et permet de ne pas altérer les saveurs des e-liquides mais aussi d’obtenir le taux de THC souhaité. C’est parce qu’il se présente sous forme d’une substance graisseuse qu’il est dangereux, aucun poumon n’étant prévu pour traiter des matières huileuses. Ces dernières bouchent en effet les alvéoles, empêchent l’alimentation du sang en oxygène et l’évacuation du dioxyde de carbone et entraînent une inflammation. La piste de l’acétate de vitamine E est ainsi particulièrement plausible dans cette affaire, les vapoteurs atteints d’inflammation des poumons aux USA présentant justement des lésions pulmonaires similaires à celles pouvant être effectuées par un corps huileux, observées par imagerie médicale ou par prélèvement tissulaire. Le professeur Bertrand Dautzenberg est d’ailleurs intervenu pour souligner que  » Le poumon a absolument horreur de tout ce qui est produit huileux ».

Au-delà de la similarité des lésions, l’acétate de vitamine E est un coupable plausible en raison de l’apparition de cas réduite aux frontières des États-Unis, territoire où sévit précisément le marché noir où l’on trouve ce produit. Le 12 septembre, dans l’état du Wisconsin où de nombreux malades ont été déclarés, un vaste trafic de cartouches au THC contrefaites a d’ailleurs été démantelé, avec la saisie de 31 000 cartouches d’e-liquides remplies et plus de 90000 cartouches qui l’auraient été sans l’arrestation, grâce aux 45 litres de THC liquide raffiné retrouvé. Une marque illégale a même été repérée comme potentiellement responsable : Dank Vapes, commercialisant des pods préremplis contenant justement de l’acétate de vitamine E dans lequel était dilué du THC, suspectée suite au témoignage en date du 25 juillet du frère de l’une des victimes décédées sur la chaîne FOX 6 News Milwaukee, montrant l’un de leurs produits.

Un fongicide suspecté

Philippe Poirson, trésorier de SOVAPE, membre de Helvetic Vape et créateur du blog Vapolitique soutient l’hypothèse sur l’acétate de vitamine E, d’autant plus que la Royal Society of Chemistry britannique a fait un point sur la situation dans cet article du 13 septembre 2019  qui met en avant une fois de plus l’acétate de vitamine E comme piste la plus probable. Philippe Poirson a également évoqué une hypothèse complémentaire à celle de l’huile de vitamine E dans cet article : une intoxication liée à la présence du fongicide Myclobutanil dans les e-liquides au THC commercialisés par Dank Vape sur le marché noir américain. La raison ? L’association Doja App, surveillant de près les drogues du territoire avait déjà noté la présence de cette substance dangereuse dans un produit de cette marque. Cette supposition n’aurait rien d’étonnant, compte-tenu du fait que le cannabis est très souvent traité contre les champignons auquel il est sujet avant transformation. Le Myclobutanil s’avère très dangereux en cas de chauffe, comme c’est le cas lors d’une vaporisation, en dégageant du cyanure d’hydrogène, un gaz toxique même en petite quantité. Si depuis la parution de son article Philippe Poirson a dit que cette hypothèse semble s’effacer au profit de celle de l’huile dérivée de la vitamine E, il n’en reste pas moins qu’il apparaît comme doublement dangereux de ne pas se méfier des produits de contrefaçon contenant du THC vendus sur le marché noir américain, tant pour l’acétate de vitamine E que pour d’autres potentiels produits toxiques associés !

Ainsi, la vape pointée du doigt comme coupable par l’Agence France Presse est bien moins importante dans cette affaire que la politique de prohibition du cannabis des autorités américaines, entraînant l’apparition de produits de plus en plus dangereux sur le marché noir, conçus par des fabricants peu scrupuleux !

Les conséquences de l’affaire en France

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Compte-tenu de la gravité des pathologies observées aux États-Unis et de l’absence d’un coupable officiel pour le moment malgré les substances dangereuses pointées du doigts par la FDA et le CDC, la France a décidé de renforcer la vigilance au sujet de toute potentielle apparition de troubles pulmonaires sévères pouvant être liés à des dispositifs électronique de vaporisation. Santé Publique France a en effet déclaré à l’Agence France Presse être en pleine élaboration d’un « dispositif de signalement des cas de pneumopathies sévères survenues chez des utilisateurs de dispositifs électroniques de vapotage et de dabbing » (inhalation de cannabis vaporisé), avec l’aide de pneumologues, d’anesthésistes réanimateurs et de médecins urgentistes, et en lien avec la Direction Générale de la Santé (DGS). De quoi ne passer à côté d’aucune prise en charge de la sorte en milieu hospitalier.

Une inquiétude générale

En parallèle aux initiatives de surveillance prises par Santé Publique France et la DGS, certains addictologues et pneumologues ont commencé à relever des questionnements sur la sécurité de la vape comme outil de sevrage tabagique parmi des confrères professionnels de santé moins au fait sur le sujet. Un problème pouvant aboutir à une mauvaise prise en charge de fumeurs souhaitant arrêter, d’autant plus si ces derniers commencent eux-aussi à imaginer que la clope est peut-être finalement moins dangereuse que la vape. Heureusement, des communiqués de presse et des interventions sont organisées pour remettre les pendules à l’heure et dénoncer le traitement médiatique de l’affaire ainsi que la gravité de la désinformation au sujet des substances des produits de contrefaçon contenant du THC pouvant être reliés aux pathologies apparues aux États-Unis.

Les spécialistes rappellent d’ailleurs qu’aucun e-liquide nicotiné légalement commercialisé en France ne peut contenir de produit huileux tel que l’acétate de vitamine E et par conséquent entraîner des lésions pulmonaires similaires à celles observées chez des patients malades aux USA. Un e-liquide traditionnel utilise en effet uniquement une base en propylène glycol (PG) et en glycérine végétale (VG) qui sont des alcools et non des huiles. Le professeur Bertrand Dautzenberg insiste ainsi sur une bonne pratique pour rester en parfaite sécurité : “la recommandation c’est vraiment d’acheter des produits qui sont légalement vendus en France. Tous les produits qui sont légalement commercialisés en France ne donneront jamais les effets observés aux États-Unis”. Le professeur de santé publique et membre de l’Académie de médecine Gérard Dubois ajoute pour cet article visible sur Les Echos que « l’épidémie nord-américaine […] résulte d’un détournement de la cigarette électronique, et non de son usage normal. Le drame de cette malheureuse séquence d’événements, c’est qu’elle sème la confusion et instille le doute là où il ne devrait pas exister. Tout cela va dissuader certains fumeurs de passer à la cigarette électronique, en pousser d’autres à retourner au tabac fumé. Et il en résultera, in fine, non pas quelques décès, mais des milliers ! ».

Des règles strictes

Il convient de rappeler que le contexte de la vape est très différent entre la France et les États-Unis et qu’il serait de bon ton de ne pas faire d’amalgame entre deux situations très différentes l’une de l’autre.

En France, la vape est très contrôlée et la publicité interdite, ce qui n’est pas le cas aux USA. L’Anses rappelle que par exemple « La teneur en nicotine des produits de vapotage est limitée à 20 mg/ml » en France au lieu des 50 mg/ml américains. Le Professeur Bertrand Dautzenberg explique aussi dans une interview sur France info que l’achat de cigarettes électroniques en France est simple et ne nécessite pas de faire appel au marché noir comme c’est parfois le cas aux États-Unis, et qu’ »Il y a 35 000 produits enregistrés à l’Anses dont la composition est parfaitement connue. […] On peut avoir confiance dans les produits qui ont une marque et une adresse en France. » Les produits de la vape commercialisés sur le territoire français subissent en effet des contrôles réguliers sur leur composition en raison de cette directive européenne et de cette norme AFNOR complémentaire. Inutile donc de devenir suspicieux envers les bons vieux e-liquides vendus légalement en France !

La gravité de la situation aux États-Unis ne doit ainsi aucunement affoler tous ceux qui consomment des produits fabriqués et commercialisés dans les règles imposées par les lois françaises, ces derniers étant considérés par la communauté médicale spécialisée non seulement comme sûrs, mais surtout bien moins nocifs que la cigarette. N’oublions pas en effet qu’après une prise de recul sur 200 études, le Royal College of Physicians a conclu dans son rapport Nicotine without smoke, Tobacco harm reduction à 95% de nocivité en moins pour la vape que pour la cigarette. Ainsi, si vous craignez pour la santé de vos poumons, n’oubliez pas qu’en France le vrai danger n’est pas la vape, mais le tabac !


Prendre du recul sur la masse d’informations parues au sujet de l’épidémie de cas d’inflammations pulmonaires aiguës survenus aux États-Unis permet ainsi de retenir plusieurs choses. Comme toujours, la presse s’en donne à cœur joie de pointer la vape du doigt sans étayer son argumentation et prend ainsi le risque, pour toujours plus de clics, de mettre en danger de nombreux fumeurs dans le besoin d’un produit de substitution nicotinique efficace pour justement ne pas voir partir leurs poumons en fumée. La mesure de précaution lancée par le CDC qui demande de ne pas vapoter pendant toute la durée de l’enquête a été jugée comme disproportionnée par la FDA elle-même ainsi que par toute une communauté spécialisée qui s’effraie des conséquences d’un tel conseil et s’interroge sur le peu de communication en rapport avec l’avancée des investigations sur les e-liquides de contrefaçon à la THC. Les titres racoleurs parlant d’une épidémie infectieuse n’ont aucunement lieu d’être sachant que la majorité des cas résulte d’une intoxication liée à des ingrédients n’ayant rien à faire dans des e-liquides destinés à être vaporisés, d’ailleurs totalement absent des produits légalement commercialisés. Il faudrait ainsi lire « Décès de patients aux USA dus à des produits cannabinoïdes de contrefaçon » pour une présentation bien plus réaliste des faits compte-tenu des informations recueillies par les agences sanitaires des États-Unis. Un titre bien moins vendeur, qui cible de manière précise le public en danger : les consommateurs d’e-liquides illicites aux USA, pas les vapoteurs du monde entier ! L’enquête du CDC se poursuit toutefois actuellement. Qui sait, peut-être qu’un communiqué officiel viendra prochainement lever l’anxiété malsaine qui a pu se répandre et rétablir la vérité sur la non-dangerosité de la vape quand cette dernière est parfaitement encadrée et réglementée ?

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