CBD , Le Monde de la Vape , Liquide

Comment est fabriqué le CBD ?

Le 27 juillet 2021

 

Grâce à ses propriétés thérapeutiques connues depuis des siècles, le cannabis, d’abord décrié pour son effet psychoactif lié à l’un de ses principes actifs connu sous le nom de tétrahydrocannabinol (THC), est depuis quelques années dans le collimateur de nombreux chercheurs. Leur objectif ? S’approprier tous les secrets d’un autre composant de cette plante, non addictif, prometteur pour contrer les effets de certaines maladies chroniques : le cannabidiol (CBD). Une molécule thérapeutique et relaxante appartenant au groupe des cannabinoïdes, naturellement présente dans les variétés de plantes appartenant à la famille Cannabis Sativa L, dont le chanvre et le cannabis, en plus ou moins grande quantité en fonction de l’espèce cultivée.

Si vous vous demandez comment produire du CBD, la première étape est donc de faire pousser des variétés de Cannabis Sativa L sélectionnées pour leur génétique particulière qui favorise des taux de CBD élevés et une quasi-absence de THC. Peu de variété de cannabis sont autorisées à la culture et à l’exploitation, et/ou à la vente par le gouvernement français. Le chanvre est l’une de ces espèces mais pas la seule, d’où le fait que vous avez certainement entendu parler de culture de CBD et non de chanvre. Pourtant, c’est bel et bien le chanvre ou le cannabis qui est cultivé. Car si les fleurs de ces plantes, riches en CBD, peuvent être consommées sans avoir à subir de transformation, elles sont les seules. Tous les autres produits contenant du cannabidiol (CBD) découlent d’un procédé de fabrication spécifique. Le CBD n’en est effet qu’une molécule qui doit être extraite de la plante entière après récolte avant de pouvoir intégrer des produits propres à la consommation.

Comment alors est extrait le CBD ? Comment se fabriquent ensuite les produits au CBD, dont les e-liquides au CBD, les boosters pour e-liquide DIY au CBD et l’huile de CBD ? Ces quelques points vont vous éclairer !

 


 

Où se fabrique le CBD ?

 

Si la culture du chanvre est légale en France, seules les tiges et graines de cette plante ont le droit d’y être exploitées et transformées pour des usages non médicaux et non « bien-être ». Il est ainsi encore interdit en France de cultiver du cannabis CBD comportant beaucoup de fleurs femelles riches en cannabidiol, de récolter ces fleurs, et de les transformer.

Il n’existe donc pas encore à proprement parler de filière agricole de production de cannabis CBD « bien-être ». Il n’existe pas non plus de filière de production de cannabis médical, ce dernier faisant actuellement l’objet d’un essai clinique de deux ans sur des patients, afin de mieux cibler son efficacité et sa sécurité. Ces deux possibilités de production sont source de débats parlementaires et sujettes à une évolution prochaine. La réglementation à leur sujet est en effet en cours de réécriture depuis sept mois et devrait être très prochainement finalisée. Elle sera alors envoyée à la Commission européenne, qui aura six mois pour remettre en question ses différents points, et permettre sa publication au journal officiel. Les services du premier ministre ont fait une première communication officielle sur cette nouvelle règlementation à venir en informant l’Agence France Presse le mardi 25 mai 2021 que la nouvelle règlementation étendra l’autorisation de culture, d’importation, d’exportation et d’utilisation industrielles et commerciales du chanvre à toutes les parties de la plante, sous réserve que sa teneur en THC, ainsi que celle des produits finis, soient inférieures à 0,2 %. Petite précision apportée par le gouvernement : "La mise sur le marché de sommités florales ou de feuilles brutes à fumer ou en tisane est interdite, tout comme les produits incorporant du chanvre brut". Deux raisons à cela : la difficulté de différencier les fleurs de cannabis CBD des fleurs de cannabis stupéfiant, semblables en apparence, sans analyse de leur teneur en THC, ainsi que les risques pour la santé d’une consommation en les fumant, seules ou associées à du tabac.

Pour le moment, les fleurs de CBD et autres parties des variétés de cannabis CBD nécessaires à la fabrication de produits au CBD vendus sur le marché français pour une utilisation « bien-être » sont donc encore importées de l’étranger avant d’être transformées dans des laboratoires. Elles sont interdites à la vente sans transformation préalable et doivent obligatoirement comporter un taux de THC inférieur à 0,2 % de la matière sèche du produit, taux maximal toléré également dans les produits au CBD finis.

 


 

Comment est extrait le CBD ?

 

La molécule de cannabidiol peut être extraite chimiquement d’une variété de cannabis CBD en suivant plusieurs procédés. Le choix de la méthode dépend du produit final qui veut être obtenu, qui contiendra soit uniquement du CBD, soit d’autres principes actifs : les flavonoïdes, terpènes et phénols.

 

L’extraction par CO2 supercritique

 

Méthode la plus qualitative, l’extraction par dioxyde de carbone (CO2) est aussi appelée « extraction supercritique ». Elle ne peut être réalisée qu’industriellement. Appréciée car utilisable sur toute la plante (pas seulement les fleurs) et très efficace, elle permet de recueillir la totalité du CBD et d’autres substances actives de la plante sans dénaturer aucune de leurs propriétés grâce à l’absence de chauffe, et sans leur ajouter aucun produit chimique potentiellement contaminant.

Le CO2 transformé à l’état liquide grâce à une forte pression peut en effet être pompé à travers la matière végétale directement pour séparer le cannabidiol et les autres composants utiles de la plante sans les endommager, et se charger de ces précieuses substances. Le mélange du CO2 et des molécules actives de la plante, dont le cannabidiol, est ensuite trié par réduction de la pression.

De cette manière, le CO2 retourne à l’état gazeux et peut être collecté et recyclé, ne laissant derrière lui que du cannabidiol pur de haute qualité propre à la consommation, ou accompagné d’autres molécules elles-aussi convoitées dans le cannabis CBD, si tel était le désir du fabricant. Ce CBD est alors dit « full-spectrum » (à spectre complet) car entouré des autres substances actives du cannabis CBD récupérées lors de l’extraction, utiles pour décupler les propriétés du cannabidiol par synergie naturelle. Cette synergie est également nommée « effet d’entourage ».

 

L’extraction par solvant liquide

 

Second procédé possible, employé par certains fabricants : l’extraction par un solvant liquide (généralement de l’éthanol), dont la fonction est naturellement de dissoudre les molécules. Une méthode largement employée en herboristerie pour récupérer les principes actifs des plantes à vertus médicinales, et produire des teintures-mères.

Dans le cas du cannabis CBD, l’extraction par solvant liquide nécessite l’emploi exclusif des fleurs au lieu de la totalité de la plante en raison de leur forte concentration en cannabidiol, et consomme donc plus de matière première que l’extraction par CO2.

Les fleurs de cannabis CBD doivent au préalable être décarboxylées, c’est à dire cuites pour permettre à la chaleur d’activer les cannabinoïdes qu’elles contiennent, dont le cannabidiol. Ensuite, ces fleurs sont plongées dans le solvant pour laisser les molécules de CBD qu’elles contiennent se dissoudre avec le temps. Après évaporation totale du solvant pour éliminer tout résidu impropre à la consommation, et donc une étape de purification indispensable, des cristaux de CBD purs seront récupérés, également connus sous le nom d’isolats de CBD.

 

L’extraction par huile végétale ou beurre alimentaire

 

Enfin, extraire le CBD par une huile végétale ou du beurre est une autre méthode d’extraction, non employée par les fabricants, mais pouvant être utilisée par tous ceux qui souhaitent obtenir du CBD concentré à partir d’une variété de cannabis CBD. L’huile alimentaire (ou le beurre) joue alors le rôle de solvant, le cannabidiol étant liposoluble. Si n’importe quelle huile végétale alimentaire peut fonctionner pour ce genre d’extraction, il est toutefois indispensable pour sa santé d’utiliser uniquement des huiles adaptées pour des fortes cuissons, comme l’huile de coco. Ce procédé d’extraction demande lui aussi beaucoup de matière première végétale puisqu’il faut utiliser exclusivement les fleurs de la plante, parties les plus riches en CBD, et les décarboxyler par cuisson au préalable. Nécessitant une double chauffe de la plante, ce procédé ne permet pas de conserver les autres éléments actifs du cannabis « bien-être ». Seul du cannabidiol pur subsiste de l’opération, après chauffe de l’huile contenant les fleurs décarboxylées pendant plusieurs heures, permettant au cannabidiol de se fixer aux graisses, à condition de ne pas excéder une température de chauffe de 160°C, sans quoi il s’en trouverait altéré. Le mélange doit ensuite être refroidi puis filtré pour éliminer tout résidu de matière végétale. Il en résulte une huile ou beurre clarifié (ghee) de cannabis CBD.

 


 

Comment sont fabriqués les e-liquides au CBD ?

 

Comme pour les e-liquides pour cigarettes électroniques contenant de la nicotine, plusieurs ingrédients entrent en jeu dans la fabrication des e-liquides au CBD. Certains sont identiques et d’autres différents. Si le cannabidiol remplace bien sûr la nicotine dans ces e-liquides, la différence ne s’arrête pas là.

 

Quelle base pour un e-liquide au CBD ?

 

Les e-liquides traditionnels et les e-liquides au CBD ont en commun une base PG/VG, composée d’un mélange de propylène glycol (d’origine pétrochimique ou végétale) et de glycérine végétale. Base indispensable pour la vaporisation et l’extraction des arômes du e-liquide.

La seule différence notable entre les bases utilisées résulte dans les proportions de propylène glycol et de glycérine végétale employés. En effet, là où la nicotine peut être diluée même dans une forte proportion de glycérine végétale, le CBD, lui, a besoin d’une forte quantité de propylène glycol, garant de sa bonne dilution dans l’e-liquide, d’une température de chauffe adaptée pendant la vaporisation, ainsi que d’une restitution adaptée des saveurs dans le cas d’utilisation de terpènes en guise d’arômes. Ainsi, la plupart des e-liquides au CBD sont fabriqués avec un ratio autour de 80/20 PG/VG. Certains se passent même totalement de glycérine végétale.

Cette spécificité ne pose aucun problème pour apprécier les arômes et les bienfaits du cannabidiol vaporisé, les e-liquides au CBD devant être vapotés à faible puissance (<30W) avec des résistances supérieures à 1 ohm, en inhalation indirecte (vape MTL).

En savoir plus sur les cigarettes électroniques à utiliser pour le CBD.

 

Quels arômes dans un e-liquide au CBD ?

 

Comme pour les e-liquides traditionnels à la nicotine, les e-liquides au CBD comportent des arômes. Ce sont eux qui donnent les saveurs à la dégustation, et sont donc sélectionnés avec soin pour chaque recette d’e-liquide au CBD. S’ils ne sont pas l’élément le plus important pour lutter contre l’addiction au tabac et à la nicotine, ils jouent en effet un rôle important par le plaisir qu’ils entraînent.

Certains e-liquides au CBD ont uniquement des arômes fruités, frais, mentholés ou gourmands et aucune saveur de plante associée. Et pour cause : les arômes ne sont pas le principe actif de ces e-liquides. Ils sont juste là pour le plaisir. Il s’agit alors d’arômes de qualité alimentaire, comme pour les e-liquides traditionnels à la nicotine, qui peuvent être d’origine naturelle ou de synthèse.

Il existe toutefois des e-liquides au CBD aux arômes issus directement des plantes de cannabis CBD, chaque espèce ayant une particularité aromatique. Des arômes qui ne peuvent être extraits de la plante que lors d’une extraction par CO2 supercritique dite « full spectrum », sur la plante entière, visant à conserver tous ces principes actifs ainsi que ses composants aromatiques naturels. Ce type d’extraction particulièrement méticuleux et respectueux de la plante permet en effet d’en récupérer les terpènes, ces composés volatils naturels aux propriétés odoriférantes à l’origine d’une odeur et d’une saveur spécifique pour chaque espèce de cannabis CBD. Il suffit alors de recombiner les terpènes obtenus par extraction pour reproduire fidèlement le goût originel de la variété de cannabis CBD utilisée.

En savoir plus sur les terpènes.

Certains e-liquides au CBD proposent ainsi des saveurs qui ne peuvent être retrouvées dans les e-liquides traditionnels : les arômes de cannabis CBD directement issus des plantes à partir desquelles ils ont été extraits.

 

Quel principe actif dans un e-liquide au CBD ?

 

Si le cannabidiol remplace la nicotine en tant que principe actif dans un e-liquide au CBD et se mélange à sa base PG-VG pour lui conférer ses bienfaits, savez-vous comment il a été fabriqué ?

Et bien oui, suite à la présentation des différentes méthodes d’extraction du CBD ! Dans les e-liquides, le CBD employé peut en effet avoir été extrait de la plante de cannabis CBD par CO2 supercritique ou par solvant liquide.

La méthode d’extraction, comme nous l’avons expliqué, aura une influence sur la qualité du CBD obtenu, toutes ne permettant pas de conserver en plus du cannabidiol les autres actifs de la plante : les flavonoïdes, les phénols, ainsi que les terpènes (odoriférants et dotés de vertus également) qui renforcent les bienfaits du cannabidiol par synergie. L’extraction au CO2 est également plus respectueuse de la plante et la garantie d’une absence totale de résidu indésirable par rapport à l’extraction par solvant liquide.

Si le CBD employé dans l’e-liquide provient d’une extraction par CO2 supercritique, il s’agira soit d’un CBD de type « full-spectrum », soit d’un isolat de CBD pur sous formes de cristaux réduits en poudre, inodore et incolore, à teneur très élevée en cannabidiol (99,9%). Dans le cas d’un CBD obtenu par extraction par solvant liquide, il ne pourra s’agir que de cristaux de CBD réduits en poudre, inodores, incolores et purs eux aussi à 99,9 % après évaporation du solvant.

 

Les cristaux de CBD : dosage précis, efficacité maximale

 

Dans les deux cas, les cristaux de CBD contenus dans les e-liquides au CBD sont dosés de manière ultraprécise pour permettre un vapotage en toute sécurité, sans risque de surdosage, en raison de la forte biodisponibilité du CBD vaporisé (20 %) contre une prise par ingestion (10 %). Il sera donc impératif de commencer par tester le plus petit dosage existant (inférieur à 300 mg soit 30 mg/ml) pour en apprécier les effets, et évaluer sur une longue période s’il sera nécessaire ou non de l’augmenter. En règle générale, ce dosage suffit pour une consommation régulière, en quelques séances de vape espacées dans une journée. 5 à 10 minutes suffisent en effet pour ressentir les effets de la molécule même à faible dose, et ce jusqu’à 3 h. Un dosage de 300 à 500 mg (30 à 50 mg/ml) devra automatiquement entraîner un espacement plus grand des prises pour éviter tout risque de surdosage. Un dosage supérieur à 500 mg (50 mg/ml), très fort, devra quant à lui être exclusivement réservé à une utilisation ponctuelle.

Les cristaux de CBD sont ainsi l’ingrédient des e-liquides au CBD qui permettent de lutter contre l’addiction. Ils offrent le même « throat hit » qu’un e-liquide à la nicotine ou une cigarette traditionnelle, cette sensation de constriction et de chaleur recherchée pour le plaisir, mais apaisent le système nerveux là où la nicotine apporte une stimulation. Ce faisant, l’isolat de CBD des e-liquides au CBD contre dès la première bouffée les effets de la nicotine sur le système nerveux, et contribue à diminuer l’addiction, prise après prise.

 


 

Comment sont fabriqués les boosters de CBD ?

 

Si vous avez compris pour les e-liquides, ce qui suit vous paraîtra clair comme des cristaux de CBD ! Les boosters de CBD comportent les mêmes ingrédients que les e-liquides au CBD, à l’exception des arômes. Comme eux, ils sont en effet fabriqués en mélangeant un isolat de CBD pur (cristaux), obtenu par une extraction par CO2 supercritique ou solvant liquide, à une base PG/VG toujours riche en propylène glycol, parfois même totalement exempte de glycérine végétale.

Et pour cause : leur objectif n’est pas de donner bon goût à vos e-liquides au CBD DIY, mais de leur apporter les propriétés particulières de la molécule de cannabidiol pour vous aider dans votre lutte contre l’addiction à la nicotine tout en vous apportant un effet « bien-être » relaxant. Pour les saveurs, il faudra piocher du côté des arômes concentrés de notre catalogue en ligne, tous les goûts étant permis !

 

Comment fabriquer son e-liquide DIY au CBD avec un booster de CBD ?

 

Attention, bien que fabriqués selon un procédé similaire aux e-liquides au CBD, les boosters de CBD ne peuvent pas être consommés directement, comme les boosters de nicotine. Ils sont en effet dosés beaucoup trop fortement et entraîneraient automatiquement un surdosage dangereux pour la santé. Vous devrez donc impérativement les mélanger à une base PG/VG de votre choix, ainsi qu’aux arômes concentrés que vous aimez.

Avec leurs dosages compris entre 500 mg (50 mg/ml) et 5000 mg (500 mg/ml), en passant par 1000 mg (100 mg/ml), 1500 mg (150 mg/ml) et 2000 mg (200 mg/ml) d’isolat de CBD pur, les boosters de CBD doivent plus précisément être incorporés à la base PG/VG dans une proportion calculée au préalable en tenant compte du dosage en cristaux de CBD du booster de CBD que vous souhaitez employer et de la quantité d’e-liquide au CBD DIY que vous souhaitez booster.

Plus d’informations sur notre page : Calculer votre dosage de CBD

 


 

Comment se fabrique l’huile de CBD ?

 

Attention à ne pas confondre huile de CBD et huile de chanvre ! L’huile de chanvre est une huile produite à partir exclusivement des graines de chanvre, et non des fleurs ou de la plante entière, riche en oméga 3 et 6, vitamines et minéraux, à juste titre appréciée pour ses vertus en cosmétologie.

L’huile de CBD, quant à elle, est un produit comportant deux ingrédients distincts : une huile végétale de support (généralement de chanvre ou de coco) et en guise d’ingrédient actif, un pourcentage de concentré de CBD. Un concentré obtenu grâce à l’un des procédés d’extraction préalablement cités, qui permet de récupérer l’acide CBDA contenu dans les plantes de la famille Cannabis Sativa L, riches en CBD et pauvres en THC, dont fait partie le chanvre, et de le convertir en acide CBD actif.

Le choix qualité ? Privilégier de préférence une huile de CBD dont le concentré de cannabidiol aura été obtenu par extraction au CO2 supercritique. Elle sera dite « complète » ou « à spectre complet », et contiendra d’autres substances végétales utiles issues de la plante (les fameux flavonoïdes, terpènes et phénols), pour une efficacité renforcée de la molécule de CBD dans l’organisme par synergie d’actifs.

 


 

Des huiles de CBD seront prochainement disponibles sur notre site. Nous vous détaillerons ses bienfaits et ses différentes possibilités d’utilisation dans un prochain article. Patience !

 

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