
La nouvelle directive européenne sur les produits du tabac, que l’on connait sous le diminutif de TPD ou loi cigarette électronique, a été promulguée le 20 mai dernier. Si les professionnels tentent de s’y préparer, tant bien que mal, d’autres espèrent ne la jamais voir mise en application, du moins pas sous ces termes. Et nous sommes de plus en plus écoutés, puisque certains changements ont déjà été apportés à la loi cigarette électronique.
Des professionnels dans le flou
Car entre annonces et modifications, il faut dire que nous ne savons plus trop où nous en sommes. On se souvient notamment du « couac » qui avait fait paniquer les vapoteurs lors de l’annonce du magasin de cigarette électronique anglais T-juice à propos de l’interdiction de vendre en direct en dehors du Royaume-Uni.
Difficile, pour beaucoup, de se mettre à la page quand on ne sait pas où l’on va. De nombreuses questions restent en suspend, comme notamment la vente aux autres pays européens, les modalités d’enregistrement d’un magasin de cigarette électronique, l’interdiction de vapoter dans les lieux publics ou encore les termes permettant de définir la limite entre publicité directe, indirecte et simple information.
Des victoires encourageantes
Toutefois, dans notre combat pour continuer de travailler dans des conditions raisonnables et permettre aux fumeurs de trouver une solution alternative au tabac, meilleure pour la santé, nous avons réussi à obtenir des modifications loin d’être minimes. Le 10 juin dernier, notamment, un amendement de Michèle Delaunay, présidente d’Alliance contre le tabac, vient corriger le texte original de la loi cigarette électronique pour permettre à un magasin de cigarette électronique d’exposer les produits et prix en vitrine. Ouf, nous ne sommes plus considérés comme des sex-shops !
Mais de nombreuses questions restent en suspend et nombre de dispositions jugées inefficaces, voire ridicules et contreproductives sont maintenues à ce jour : limite de contenance des flacons et réservoirs à 10ml, notifications six mois avant la mise en vente, généralisation des notices et mentions légales obligeant à multiplier les emballages, etc.
Le combat contre la loi cigarette électronique n’est donc pas fini. Si vous souhaitez vous engager pour la vape, que vous soyez propriétaire ou salarié d’un magasin de cigarette électronique, ou simple vapoteur concerné, pensez à adhérer à l’Aiduce.